‹ NéridahChapitre 15 sur 52 · Voyez la note à la fin du Volume · texte numérisé non relu

Voyez la note à la fin du Volume

ce Ne dirait-t-on pas que les feuilles de cet arbre géant sont agitées par un souffle mystérieux ? »

Karl parlait encore, quand une lueur étincelante se détacha vivement du chariot de la Grande Ourse ; elle marcha rapidement du côté d'Orion en passant dans le voisinage des Gémeaux *.

Cette étoile filante était de couleur claire et gaie ; elle avait un éclat presque égal à celui de Sirius, autant qu'on pouvait en juger. Sa course était si rapide, qu'il eût été impossible de former un vœu pendant qu'elle durait, circonstance nécessaire, suivant une superstition fort répandue, pour que ce vœu soit exaucé. Mais l'étoile avait disparu qu'on voyait encore derrière elle un petit nuage phosphorescent.

Quoique ces météores soient moins communs dans l'Inde que dans nos régions, ils y sont encore assez fréquents pour que John eût rencontré déjà bien des occasions de les observer. Mais jamais il n'avait contemplé le spectacle de la mort d'un de ces mondes atomes, qui viennent se volatiliser dans notre atmosphère, absolument comme un moucheron vient se brûler dans un foyer. Il resta pélrifié, la bouche béante et les

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