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VIE r>K NÉRON 7'.*
Il est juste de faire observer que dans les jeux du cirque Néron préférait déjà ceux qui développaient la grâce et la vigueur du corps. Les combats sanglants des gladiateurs lui ont toujours inspiré la plus grande répugnance, comme nous le verrons plus tard. Britannicus et lui, tous deux ignorant les rivalités implacables que leur réservait la politique, se livraient à des amusements puérils avec toute l’insouciance de leur âge. Leurgrand plaisir était d’élever des oiseaux parleurs: Ou voyait dans l’appartement d’Agrippine une grive qui imitait la voix humaine Néron et Britannicus avaient un étourneau et deux rossignols apprenant à parler grec et latin; ils les excerçaient chaque jour à prononcer de nouveaux mots et même des phrases entières *. Certes, ils ne prévoyaient pas alors que les haines et les crimes viendraient succéder brusquement à celte innocence et à ces jeux.
Cependant Agrippine, qui régnait même avant son installation au Palatin, se servit de Vitellius pour rompre le mariage projeté entre Silanus et Octavie, fille de Claude. On accusa ce jeune sénateur d’entretenir un commerce crimininel avec Calvina sa sœur. Après avoir abdiqué la préture, et le jour même où Claude épousait sa nièce, Silanus se tua, mourant du seul soupçon quand le flagrant délit était couronné. Pendant que Calvina parlait pour l'exil, Octavie était fiancée à Néron. Rien n’échappe au regard d’Agrippine, rien de ce qui menace son autorité ne lui est indilTérent. Claude rend hommage à la beauté de Calpurnia, par hasard, sans intention et comme en passant; le lendemain Calpurnia est exilée. Quant
t. Agrippina Clautlii Cesaris lurdum liabuit (quod nnnquam ante), imitanlein sermones liominura quurn ha>c proderem. Pline, Il ut. nal, liv. X, cb. lu, parag. 2.