I. Tacite. An»., tir. XV, ch. xxxvii
blés, de petites hôtelleries et des lieux de débauche. Là, dos dames romaines, déguisées en femmes d'auberge, imitaient les façons de servantes et l'engageaient à s'arrêter. Ainsi, pas une heure, pas un moment de trêve, n’était imposé à la dépravation du prince qui allait se développant chaque jour, il rendait à la société romaine tout ce qu’il en avait reçu de vices et de corruption. Elle avait jeté dans cette nature tous les germes du mal; elle en recueillit la plus ample moisson.
Où s’arrêteront ces excès? Quelle force les réprimera? Néron, entouré de périls et d’ennemis, peut-il s’abstenir de frapper? Encouragé dans toutes ses passions, peut-il se contenir? Dans les crimes qu’il commet et dans ces monstrueuses débauches, quelle est la part de son temps? les circonstances sont-elles plus fortes que lui? Pouvait-il échapper à la dépravation de son siècle? En quoi l’a-t-il subie? Eu quoi l’a-t-il exagérée? Quel est le point précis où sa responsabilité commence? Il est diOicile de le condamner absolument ; il est impossible de l’absoudre.
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