Si'ÉTOXE. Vie de Néron, ch. xixi
VIR DK NÉRON
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l'ivresse en écarlanl les inaléüces, cl l’agalhe sacrée de l’Ile de Crète, qui prévient la morsure des araignées et des serpents. Malheureusement on peut croire qu’une main ennemie glissa furlivemeni dans l’écrin de Néron la pierre noire avec des teintes de sang, le baroplène, qui inspire les monstruosités.
A côté de ces talismans, la daclyliotlièque de Néron devait être le plus rare et le plus riche trésor qui fut jamais, surtout après qu’il eut dépouillé les temples de Rome et ceux de la Grèce pour orner ses appariements. Il n’hésita pas à puiser dans la collection de pierreries du roi Milhridale, consacrée dans le Capitole par le grand Pompée, et dans celle de Jules César. Sur des consoles en marbre et sur des tables en bois de cèdre, des perles, des diamants et des pierres précieuses étaient posés dans des coupes d’albâtre. Néron possédait sans doute la célèbre opale d’.\ntoine, son a'ieul, qui avait proscrit le sénateur Nonius pour s’emparer de celle pierre; et la sardoine de Polycarpe, tyran de Samos, enlevée du temple de la Concorde où Livie l’avait consacrée dans une corne d'or; cl l’agalbe de Pyrrhus, l’ennemi des Romains, où la nature, dit Pline, avait gravé spontanément Apollon et les neuf sœurs avec leurs attributs la belle émeraude dont il se servait lui-méme pour regarder comme dans un miroir les combats de gladialeurs ; enfin la pierre unique, la merveille découverte dans les mines d’or de l^amsaque : Alexandre le Grand avait été jugé seul digne de la pos.«éiler. .\joulez à ces trésors ce qu’on avait pu se procurer de slnlueltes en airain de Corinthe, posées sur des tables de marbre, et les premières porcelaines de la Chine, que les caravanes du pays des Parlhes allaient chercher au fond de l'Asie ; — on les