‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 123 sur 215 · I’lime. //«(. nal., tiv. Vltt.cli. i.xxiv, parag · texte numérisé non relu

I’lime. //«(. nal., tiv. Vltt.cli. i.xxiv, parag

2. Tnnqiiam inclusi luce non Iransmissa, Pi.ive. Hitt. nal., tir. XXXVI, cil. XLVl.

VIK DE NÉRON

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quelque cliose de son caraclère, mélange inouï de vice et de vertu; les objets les plus hideux à côté des paysages riants. Il nourrissait des mules hermaidirodites et trouvait du plaisir à se faire traîner par ces monstres. On lui avait envoyé d’Égypte un anthropophage qu’il nourrissait de chair crue. Suétone affirme que Néron voulut lui donner des hommes vivants à dévorer *. Qui donc aurait pu l’èrapécher desatisfaire'son désir? La vie entière de Néron prouve que la vue du sang et le spectacle des douleurs physiques lui étaient insupportables ; Tacite, nous l'atteste dans la vie d’Agricola et Suétone ici ment à plaisir *.

Dans la vie ordinaire comme dans les circonstances solennelles, Néron avait des prodigalités et un luxe excessifs. Pour être magniûque à ses yeux il fallait courir à sa ruine. Le strict nécessaire était pour lui dans l’extrême profusion. Aucune proportion entre le mérite cl la récompense dans les personnes qu’il honorait de scs gratifications. Le gladiateur Spiculus obtint, de lui des maisons et des terres qu'avaient possédés des consuls illustrés par un triomphe. Il ordonna, pour l’usurier Panéros, des funérailles dignes d'un roi. Il jouait aux dés à quaIre cents grands sesterceâ le point (77,500 fr.). Jamais il ne mil deux fois le même habit. Scs lilels pour pécher dans les étangs étaient d’or avec des mailles de pourpre^.

Dans ses voyages Néron avait une suite aussi nombreuse qu’une armée. Mille voitures portaient scs bagages. Les’ coureurs qui le précédaient, montés sur de beaux chevaux, étaient

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