VII- Itr. NICHON
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> tigalion d’un certain Cliresl. > Cet historien si exact, qui ne sait pas même le nom de Jésus-Christ, n’en dit pas davantage sur ce sujet. En revanche, il nous raconte avec grand détail dans le paragraphe suivant les infortunes matrimoniales de Claude, ses mariages, ses divorces, quelles femmes il voulut épouser et l’immoralité monstrueuse des deux dernières qu’il épousa.
Tant que Messaline eut la toute-puissance, elle ne trouva pas Agrippine sur son chemin : celle-ci poursuivait le cours de ses crimes dans l’ombre de la vie privée : Passiénus, son second mari, était un homme de mœurs douces, qui jouissait en paix de sa réputation et de ses richesses loin du Forum et du Palatin, c Près de Tusculum, dit Pline le Naturaliste, est
> un bois consacré de temps immémorial à Diane du Latium,
> c’est un bois de hêtres. Passiénus aimait un de ces arbres :
> Il le baisait, l’embrassait, se couchait sous son ombre et » l’arrosait de vin '. » Agrippine, qui le dominait par l’ascendant du caractère et les fascinations de sa beauté, obtint de lui qu’il l’insliluàt son héritière. Ce Passiénus, au dire de Sénèque, était l’homme le plu^ subtil quTl eût jamais connut. Toutefois il ne comprit rien aux artifices de sa femme qui riait de ses goûts champêtres et dont l’ambition ne s’accommodait pas de cet amour pour la solitude. Agrippine l’empoisonna par mépris. En même temps elle observait de loin Messaline et, dissimulant son ambition, elle méditaitdéjà de prendre sa place. Dès qu’elle avait pressenti la chute inévitable de sa rivale, elle s’ôtait rendue veuve pour être-prête à tout événement. Telle était la mère de Néron. Au milieu des complots et des crimes
t. Pline, HUI. uat , tir. XVt, cti. sci.