‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 20 sur 215 · Sl’ÊTONI'. fu .Vcï’o. ch. XVII · texte numérisé non relu

Sl’ÊTONI'. fu .Vcï’o. ch. XVII

VIE DE N’ÈKON

Il est juste de faire observer que dans les jeux du cirque Néron préférait déjà ceux qui développaient la grâce et la vigueur du corps. Les combats sanglants des gladiateurs lui ont toujours inspiré la plus grande répugnance, comme nous le verrons plus tard. Britannicus et lui, tous deux ignorant les rivalités implacables que leur réservait la politique, se livraient à des amuseflienls puérils avec toute l’insouciance de leur âge. Leur grand plaisir était d’élever des oiseaux parleurs: On voyait dans l’appartement d’Agrippine une grive qui imitait la voix humaine*. Néron et Britannicus avaient un étourneau et deux rossignols apprenant à parler grec et latin; ils les excerçaient chaque jour à prononcer de nouveaux mots et même des phrases entières ’. Certes, ils no prévoyaient pas alors que les haines et les crimes viendraient succéder brusquement à cette innocence et à ces jeux.

Cependant Agrippine, qui régnait même avant son installation au Palatin, se servit do Vilellius pour rompre le mariage projeté entre Silanus et üctavie, fille de Claude. On accusa ce jeune sénateur d’entretenir un commerce crimininel avec Calvina sa sœur. Après avoir abdiqué la préture, et le jour même où Claude épousait sa nièce, Silanus se tua, mourant du seul soupçon quand le llagrant délit était couronné. Pendant que Calvina partait pour l’exil, Octavie était fiancée à Néron. Rien n’échappe au regard d’Agrippine, rien de ce qui menace son autorité ne lui est indillérent. Claude rend hommage à la beauté do Calpurnia, par hasard, sans intention et comme en passant; le lendemain Calpurnia est exilée. Quant

1. Agrippina Claudii Cesans lurdum liabuil (ifuod nunquam aiite), imi* lantem sermones hominum quum liaïc proderem. Plinb, IlUt. nat , liv. X, ch. Lix, parag. 2.

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