SiÉTONE. Vie (le Néron, ch. XK
2. Inter initia itnperii eburneis quaJrifiis quotidic in abaco luderel. Sri- Toxe. Niron, ch. xxii.
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VIK DE NÉRON
liait de si liant snr Pallas, dont l’orgueil et la fortune provoquaient l’envie, |rouve qu'Agrippine n’ùtait pour rien dans la nouvelle impulsion donnée aux affaires. Elle dut être profondément blessée de voir Néron se montrer si sévère pour riiomme qui était son complice, son ministre, et son amant. Le sénat accueillit avec un véritable enthousiasme ce discours prononcé par un jeune prince, petit-lils et image vivante de Germanicus; on y retrouvait la sagesse et la modération d’Auguste : ce n’était [dus la politique de Claude, prenant ses ministres en dehors de la considération publique; le prince acceptait, au contraire, les candidats proposés par l'opinion ; et, ce qui est un grand bien sous tous les régimes, son choix s’arrêtait sur ceux qu’avait recommandés l’estime des honnêtes gens.
Les sénateurs voulurent que ce discours, gravé sur le marbre en lettres d’or, fût lu tous les ans au mois de janvier, et restât comme un pacte entre la république et le prince.
On se tromperait fort, en ne voyant dans la joie des sénateurs et dans les honneurs décernés à Néron que l’empressement servile d'hommes oublieux de leur dignité pour être agréables au maître. C’était l’expression sincère d’un contentement trèslégitime; c’était le désir de rendre définitives les mesures libérales du jeune César; c’était l’appréciation exacte d’une politique qui était un retour à la justice. Depuis la loi Semproriin, les sénateurs n’étaient plus les seuls juges des grandes affaires, ils partageaient avec les chevaliers le droit de siéger dans les tribunaux. Fendant les régnes de Claude et de Caligula, l’importance extrême des affranchis les avait diminués encore et presque entièrement privés de leur importance et de leur pouvoir.
Ce fut donc avec reconnaissance qu’ils se virent rétablis dans les honneurs et dans l’exercice de leurs droits. La