VII- DK NÉRON
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direction des affaires, retirÉe aux affranchis pour iMre confiée à des liommes considérables tels que Burrhus et Sénèque, fut acceptée par eux comme une satisfaction donnée à la dignité du sénat et du peuple romain.
La conduite de .Néron répondit à ces prémices. Le sénat usa de l’autorité qu’on lui avait rendue, et tous ses règlements 'eurent force de loi ; Il défendit aux avocats de recevoir de leurs clients ni présents ni salaire; les questeurs furent dis[icnsés de faire au peuple des présents de gladiateurs. Agrippine s’y opposa vainement. Sénèque fut autorisé par Néron à maintenir les décisions du sénat. Ainsi se formait spontanément, contre cette femme criminelle, une entente, de tout point honnête et profitable à la chase publique, entre César et scs ministres. C’est à Néron surtout que revient rtionncur de ce changement, car Sénèque et Burrhus, qui ju.squ’à ce moment avaient servilement obéi, auraient continué sans doute, si, contre toute prévision, la confiance et le caractère du prince ne leur avaient pas offert un appui.
.Ainsi Néron trouva dans ces deux personnages le concours utile et srtr que le seul .Narcisse lui avait fait entrevoir. Dans 1 accord parfait qui régnait entre Burrhus et Sénèque il ne faut pas voir seulement un indice de leurs bonnes intentions, mais encore une preuve des dangers que leur faisaient courir Agrippine et Pallas; leur union était une nécessité. S’il leur fut possible d’inaugurer un gouvernement sage, humain, protecteur de tous les intérêts, ce fut grâce à Néron, qui était libre de suivre une autre voie en passant du ciUé de sa mère. Le prince voulut rc^tcr fidèle à la promesse faite au sénat de revenir franchement à la politique d’Auguste, et Tacite lui-même rend justice à sa bonne foi