‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 32 sur 215 · I. Hiox C*ssic s.liv. I.XI, ch. IV · texte numérisé non relu

I. Hiox C*ssic s.liv. I.XI, ch. IV

VIE DE NÉRON H

tout à fait étranger aux améliorations et à l’esprit nouveau qui signalèrent le commencement de son règne. Agrippine, qui dominait tout, eût absorbé le règne si Néron n’avait pas imposé ses volontés.

Telle est la pensée do Tacite, qui laisse ordinairement à Néron la responsabilité de se.s actes; telle est l’appréciation de Trajan qui, dans l’éloge jiresque exagéré qu’il faisait des premières années de Néron, en attribuait tout le mérite à Néron lui-raéme. La vérité qui ressort des faits est celle-ci : du jour •où Néron fut empereur, Néron fut le maître. Nous allons le voir frapper des corps terribles sans prendre conseil que des circonstances et de son intérêt, tandis que sa mère, Sénèque et Biirrhus, resteront impuissants, inutiles, et témoins épouvantés de son audace.

Quand les familiers de Néron, irrités des grands airs d’Agrippinc et de l'austérité de Burrhus, lui disaient pour l'exciter contre son ministre et contre sa mère : Ignorez-vous que vous êtes César?... c’était une parole d'une grande portée. Il faut donc expliquer cette parole ; avant de raconter le règne d’un empereur de dix-sept ans, il convient de faire connaître le pouvoir dont il était revêtu et les circonstances dans lesquelles il eut à l’exercer. On manquerait deju.stice envers lui si on négligeait de dire les exigences de sa position, l’étendue de sa. puissance et d’exposer clairement ce que c’était alors qu'être César. '

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