‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 39 sur 215 · Si ÉTOXE. Vit (le Claude, cli. xxxv · texte numérisé non relu

Si ÉTOXE. Vit (le Claude, cli. xxxv

131 *VIE DE NÊKON

comme Sènèque pour la philosophie et l'éloquence latine; les essais poétiques de Néron, set plaidoyers devant Claude et ses discours au sénat, prouvent qu’il profita de leur enseignement. On a accusé Sénèque de l’avoir éloigné de l’étude des anciens. C’était pour se conformer aux idées d’Agrippine, qui jugeait l’élude de la philosophie tout à fait indigne d’un souverain ; c’était qussi pour concentrer sur sa doctrine et sur ses œuvres toute l’admiration du prince.

Le génie du philosophe donna sans doute beaucoup d’étendue à l’intelligence de Néron ; mais Sénèque, esprit brillant qui .étonne et séduit sans jamais émouvoir, n’a pas développé la sensibilité de son élève. Il n’était pour rien dans la répugnance du jeune César à signer la première sentence de jOBort qu’on lui présenta. Le préfet du prétoire, forcé par les devoirs de sa charge de faire exécuter deux malfaiteurs, le pria" selon l’usage d’écrire le nom des coupables et les motifs de leur' condamnation. Néron s’y refusa; il fallut insistera plusieurs reprises pour vaincre sa répugnance. Burrhus dut enfin le presser une dernière fois avec toute l’autorité de ses fonctions et de son Age. Voyant alors qu’il fallait céder, mais se résignant avec peine à signer un arrêt de mort, il dit, en prenant le roseau qu’on lui présentait : « Je voudrais ne savoir pas écrire ' . Ni Sénèque, ni Agrippine, ni les mœurs du temps ne l’avaient instruit à tant d’bumanilé, et ces paroles simples et louchantes étaient tombées de son cœur.

1. Exclamasli : Yollem nescire liueras. SÉNÉute, De la CléiiUHCt, liv. It, ch. !•'.

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