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JijvÉSAL, Sat. vî, V. 4SI et suiy.
i. Denys d'dnlic.» Hist. nneUum tU Rome, ch. vf, par. 6,
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peu de mots : d’abord salutaire à la famille qu’il augmente et fortiGe aussi bien qu’au prisonnier de guerre qu’il aiïrancliit après l’avoir discipliné, l’esclavage imposé ou subi devient plus tard également funeste. Les rapports d’autorité et de servitude, d’abord adoucis par la religion et réglés par les mœurs, sont bientôt viciés par les intérêts et les passions : pendant cette seconde période, l’esclave est la victime du maître qui le.torture, on bien le patron est la dupe de l’esclave qui le joue. Ministres intelligents des patriciens abrutis par les plaisirs et par l’oisiveté, les affranchis exercent sur le maître la tyrannie des passions qu’ils savent développer et servir. C’est le propre des aristocraties sans fonctions d’étre promptement dévorées par les vices. Que de sénateurs et de chevaliers, cachés au fond de leurs maisons, sont livrés à leurs esclaves comme Claude à ses affranchis I Pendant que les hommes les plus éminents de la cité se précipitent lâchement et se laissent aller dans la servitude domestique, les plus vils et les plus inGmes se dégagent de leurs chaînes et par toute sorte de moyens indignes usurpent la liberté, les richesses et le pouvoir. Ils entourent le maître de soins assidus et d’attentions incessantes qui le dispensent de toute préoccupation et du moindre effort. On le porte, on le nourrit, on le couche comme un enfant. Ses désirs sont prévenus, ses plaisirs sont préparés, il perd l'habitude de penser et de vouloir. On lui nomme les visiteurs qui se présentent, on reconnaît les clients, on répond pour le maître, il n’a qu’à respirer, et dans cette longue inertie où le maintient une vigilance implacable, sa personnalité s’évanouit en quelque sorte dans les bras de ses nombreux serviteurs.
L’inlluencc salutaire ou funeste que le patron avait sur sei esclaves, le prince l’exerçait dans la cité, principalement sur cette
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portion de l'aristocratie qui acceptait l’autorité des empereurs et qui attendait tout de leur protection. La gloire, les plaisirs et les abominations de l'Olympe s'étaient abattus sur le Palatin oü les Césars croyaient pouvoir imiter les dieux dont ils avaient usurpé les honneurs. Les ambitions les plus ardentes, les exquises prostitutions, tous les appétits de la servitude dont le prix était dans leurs mains montaient vers eux avec l’encens, « et de ce point élevé, comme du grand réservoir de la tyrannie, les vices se répandaient sur la ville avec la force de l’exemple qui tombe de haut. Lesgrandesgens du patriciat avait disparu; celles qu'avaient épargnées les proscriptions et la guerre, la débauche les achevait. C’est en vain que les empereurs notent d’infamie le fils de famille qui se dispense du mariage, c’est en vain qu’ils honorent de privilèges les hommes mariés, pères de trois enfants. Le célibat et le divorce flétrissent et ruinent la cité. Le divorce surtout dégradait 'à ce point la famille que les enfants ne voyaient plus qu’un ennemi dans l’homme qui avait répudié leur mère; soit haine, soit cupidité, rien n’était plus fréquent que le parricide; les fils n’avaient plus que ce moyen de s’assurer l’héritage paternel. La loi romaine ordonnait que le parricide fût cousu dans un sac de cuir avec un chien, un coq, un serpent et un singe, pour être jeté dans le fleuve ou dans la mer : Sénèque dit à ce propos qu’on a vu sous le règne de Claude coudre en cinq ans plus de parricides dans le sac que dans tons les siècles précédents '.
Une rage désespérée précipitait dans tons les excès lus hommes et les femmes de condition : la loi défendait à cellesci tout commerce avec leurs esclaves et punissait l’adultcrc très-sévèrement; elle interdisait à ceux-là de descendre dans