‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 51 sur 215 · VII- IM' N fi 11 O N · texte numérisé non relu

VII- IM' N fi 11 O N

cctlo colonie. CossianiisCapilo, qui avait dévasté la Cilicie, fut accusé par les habitants de celte province et, déclaré coupable, malgré le crédit de ses protecteurs, il subit son châtiment. On défendit aux préfets et aux gouverneurs de province de donner des spectacles de gladiateurs, et de lever des contributions

pour subvenir aux frais de ces solennités. L'importance de

Rome, qui n’admettait pas de cité rivale, l’humanité de l’empereur ennemi de ces scènes sanglantes, et l’inlérét des peuples, déjà trop imposés, motivaient à la fois ces sages mesures. Les préfets et les gouverneurs, les proconsuls et les intendants ne voyaient plus dans le sénat, comme au temps de la République, des juges plus impatients de les imiter que de les punir. Sous l’autorité des Césars, ils furent obligés de rendre compte, au maître qu’ils représentaient, de leur gestion qui pouvait faire aimer ou maudire son pouvoir. Néron voulut aussi que les provinces éloignées, qui fournissaient de blé Rome et l ltalie, fussent allégées des impôts qui leur rendaient ces transports trop onéreux '. ^

Dans un ordre d'idées efde faits plus élevés, le jeune empereur prouva qu'il avait le f^mliment de la grandeur romaine et des devoirs qui lui étaient imposés. Il comprit que la gloire et le pouvoir jiresque divin de César ré'evaienl au-dessus de l’envie,^et lui permettaient de rendre justice au mérite. La guerre contre les Parthes étant résolue, il en .donna la direction à riiommo de guerre le plus expérimenté, à Corhulon, déjà célèbre par scS succès en Gcr.nanie. Tandis que les aigles romaines volaient versl'Orientà de nouveaux triomphes, elles arrêtaient en Occident les hordes des barbares, déjà frémissantes au bord du Rhin. Avitus les forçait à sc soumettre, et

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