‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 77 sur 215 · StÉTiivE. Vit cl,’ Lucain · texte numérisé non relu

StÉTiivE. Vit cl,’ Lucain

VIK DE NÉRON

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Jusque dans les jeux scéniques, /eus les grands voiles bleus semés d’étoiles dont Néron couvrait le théâtre Pompée, les Ilomains étaient toujours les durs réalistes du cirque. Ils préféraient aux œuvres littéraires, les pantomimes et leurs ballets, et les poètes eux-mômes étaient forcés de composer des mélodrames et des farces, comme Juvénal nous l’apprend à propos de Catulle,son ami*. Dans Hercule furieux, l’acleurPilade lançait des flèches contre les spectateurs, même chez Auguste*. Pour représenter un incendie, on brûle une maison avec tous scs meubles dont on abandonne le pillage aux acteurs*. Les Romains préfèrent voir couler du sang que de fausses larmes, et quand l'action d'un drame languit, ils demandent à grands cris les gladiateurs et les ours*. Un acteur, représentant un personnage écrasé par la chute d’une maison, vomit le sang en sortant de dessous les décombres et le peuple fut ravi*. La littérature dramatique des Romains sous la domination des Césars est caractérisée par ce fait : la scène avait alors l’aspccl repoussant de l'arène. Ajoutez à ces détails les grosses plaisanteries des Alellanes et les obscénités des mimes qui faisaient se pâmer .Apula “, vous aurez une idée juste de ce qu’étaient les spectacles des Romains quand Néron parvint à l’empire.

Au reste, un des [ilus sûrs moyens d’apprécier une nation à toutes les éjloques de son histoire, c’eslde l’étudier pendant ses

i. JuvéVAL. Siitire vm, t. 185.

Macrure. Salurnâlet, Uv. II, ch. vit.

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