SuÉTONF. Vie rfe Tèrence, cir. il
2. SiÉTOSE. J. (.V*ir, ch. I,vi. — Scétone. Octave, di-LxX.w.
3. Si'ÉTuxE. Tibère, cli. .VLV. — Sl'étoxe. Acroa, cli. x\mj. — Si étoxe. Cniba, cil. xiii. ‘
VIE DE NÉRON
plies el l'entliousiasme des poütcs réveillaient par des lectures imbliipies l'esprit de la République et scs généreuses passions. Quand César an comble de sa gloire honorait de sa présence les réunions des lettrés, le poêle tragique Accius ne se levait jamais devant le dictateur: il croyait que dans la république des lettres la [>réèminence est due au talent plutôt qu’à la dignité *. Nous n'avons rien d’Acciiis dontQuintilien admire les conceptions énergiques et le noble caractère, mais d'après ce qui nous reste de César, il faut croire que le poète tragique aurait accordé au grand écrivain et à l’orateur l’hommage qu’il refusait au tyran. Bientôt Lucain conspirera contre Néron avec une témérité qui tient de la démence . -
Malheureusement pour les lettrés et pour les philosophes de ce temps, ils n’avaient pas un ensemble d’idées et do senti, menls qui dût impressionner la foule. Le peuple qu'ils auraient voulu passionner n’était [us soumis à un de ces grands mouvements d’opinion qui emportent les hommes de génie jusqu’aux astres et qui grandissent les plus médiocres : c'était * comme une décrépitude sociale vide d’espérances et toute chargéè de souvenirs. Lucain el Sénèque, Tacite et Juvêiial s’épuisent vainement en indignations généreuses. Ces grands esprits, que soutient un reste de vigueur républicaine, sont tourmentés par une sorte de désespoir. Ils maudissent la tyrannie des Césars, ils llélrissenl les mœurs dépravées de heur siècle; mais c'est en vain: hostile à leurs idées, indifférent à leurs travaux, le peuple romain ne revint ni à la liberté, ri à la vertu, cl celte grande littérature stoïcienne passa sur Rome avec beaucoup d’éclat cl de bruit, comme un orage sec qui garde dans scs lianes les pluies cl le tonnerre.