‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 93 sur 215 · VII- DK NKKON · texte numérisé non relu

VII- DK NKKON

cule et le Vatican. Scs disciples l’y suivirent ainsi que les saintes femmes de sa famille et d'autres encore, compagnes de son apostolat. Toutes lui étaient d’un grand secours dans l’exercice de son ministère’; au nombre des premiers coopèratcurs venus d'Orient avec Pierre, on mentionne Rufus évêque de Capouc, Pancrace évêque de Termina, Marcien évêque de Syracuse, Appolinaire à qui l'apôtre confia l'Église de Ilavenqe, et Martial qu’il envoya dans les Gaules. Martial était, dit-on, l’enfant désigné à J. -G. par un de ses apôtres, lui disant : Il y a là un enfant qui a cinq pains d'orge et deux poissons^. Mais quand on réfléchit à l’existence séculaire de toutes ces Églises de l’Occident, qui, dans les Gaules, dans les Espagnes, en Afrique et en Italie, ont supporté des persécutions, élevé des temples ou sont conservés les restes de leurs fondateurs, supporté l’épreuve des révolutions et le poids du temps, et qui, chaque année dans un jour solennel, protestent et proclament que Pierre les a instituées lui-môme ou par ses disciples envoyés de Rome, on reste saisi de respect devant l’unanimité de ces témoignages im{K>sants.

Pierre vint à Rome, cette première fois, pour s’opposer à Simon le Magicien. Il vit alors le savant docteur juif Philon, et saint Jean Chrysostôme assure qu’ils se lièrent d’une étroite amitié : ce fut comme le prélude de la protection spéciale que les papes ont toujours accordée aux Israélites. Pierre se mit aussi en rapport avec les Orientaux établis sur l’Ësquilin et sur le Yiminal. C’est là qu’il connut et convertit à la religion nouvelle le sénateur Pudens, Claudia sa femme, et toute sa famille. Le sénateur offrit à Pierre l’hospitalité dans sa maison et Pierre l’accepta, soit pour s’éloigner des Juifs, dont les plus

t. Saint I’atl. l” ÉpUre aux Corinthiens, ch. IX, vers. S.

2. hsquisse de Rome clirélienne, L.'iüibj licrbcl, lo^u, !■' pag. 432.

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