MUSCLFS Dl TRONC CHEZ LES IIYSTKIUOLES
s(M'vir clf point de départ à iini^ méthode thérapeutique qui est, comme je lai vu souvent, très utile sinon toujours, au moins dans certains cas d hvslérie.
Un procédé qui est, beaucoup plus qu'on ne le croit, voisin du précédent, m'a paru très pratique dans le traitement de ces contractures du tronc, comme d'ailleurs de beaucoup d'accidents hystériques. II s'agit du massage, dont Charcot a déjà signalé riniportance et qu'il interprétait fort bien à mon avis en disant qu'il ressemblait quelquefois à un hypnotisme local V
Je ne parle pas du massage des muscles antagonistes qui a été proposé, mais qui ne me paraît avoir sa place que dans des cas très spéciaux chez des sujets particuliers, et qui d'ailleurs serait peu commode quand il s'agit des contractures du tronc. Je parle du massage portant directement sur le muscle contracture ; sans faire de ce procédé une méthode générale, je crois utile d'indiquer les phénomènes que j'ai constatés chez un assez grand nombre de malades, au moment du massage des muscles constracturés.
Ce massage semble au début impraticable chez quelques malades à cause de l'hyperesthésie cutanée, il faut commencer par calmer les appréhensions du sujet, car cette hyperesthésie est presque toujours de cause morale. On peut laisser quelque temps la main immobile sur la région ou pratiquer des effleurages légers, puis on ne commence le massage des muscles que lorsque le malade est suffisamment rassuré et la sensibilité anormale très amoindrie.
Le massage des muscles est au contraire presque indolore au début, et, du moins dans mes observations, il devient douloureux quand le muscle commence à se décontracturer. Quand le massage d un muscle contracture ne produisait pas de douleurs, c'est qu'il était inefficace et que la contracture ne cédait pas. Chez une malade, Gk. (obs. I.), dont les contractures pouvaient quelquefois disparaître spontanément, j'ai observé que les muscles ordinairement indolents (juand ils restaient contractures devenaient également très douloiiieux quand la contracture diminuait spontanément. L'apparition des douleurs aiguës était le signe de la guérison. En effet, quelques instants après cette période de douleurs, le muscle cède, et devient souple sous les doigts. A ce moment, pres(jue toujours, le sujet cesse de se plaindre et les