ii iNsoMMK v\n iDKE Fi\K sumconscientf
riiùpital, l'aniK-c tlcniicro, elle piétciuLiil n'avoir pas tlornil depuis deux ans.
A la Salpètrièrc, elle fut soumise à une surveillance spéciale afin de constater cette insomnie, c'est-à-dire que je priai les inlirmièies, les veilleuses et même les malades de constater à toute occasion si elle dormait ou non. Le plus souvent on la trouvait assise sur son lit les yeux ouverts; quand elle était couchée, elle ouvrait les yeux et répondait dès qu'on s'approchait. Pendant quatre mois, il ne fut pas possible de la surprendre une seule fois endormie. Sans doute ce n'est pas là une vérification absolue, mais autant ([ue l'on ])eut le constater par les affirmations de la malade, par les témoignages de son entourage et par les vérifications pratiques, voici une personne qui depuis deux ans et demi n'a plus de sommeil. On sait (jue les insomnies sont fréquentes chez les hystériques, au moins chez certaines d'entre elles, car je ne crois pas qu'il faille généraliser cette remarque d'une manière absolue. Mais des insomnies aussi complètes et aussi prolongées n'en sont pas moins assez rares, pour que, dans un service où se trouvent constamment un très grand nombre de malades hystériques, l'insomni»' de Zy. fut remarquée comme étrange. Aussi avons-nous cherché à étudier, au moins au point de vue psychologique, les conséquences et le mécanisme de ce phénomène.