‹ Nérvoses et idées fixesChapitre 152 sur 326 · i INF'l.ir.NCI': SOMNAMIîn.lOUE · texte numérisé non relu

i INF'l.ir.NCI': SOMNAMIîn.lOUE

snrciaK; ^[m semble exister entre le magnétiseur et son sujet pendant la période du somnambulisme. C'est ce que l'on appelait le rannort /ii(ii^nc(/(jne et on en trouverait d'intéressantes descriptions dans l'ouvrage de Bertrand (p. 2\b\ dans le manuel de Dupotet (p. 158 , la Pliijsioloi^ie inagnètùjue de Charpign(»n (p. 144), le Soinnamhalisine de Xoizet (p. 97), le Trailcinent magnètujue de Despine (d'Aix), la Sitsii^eslio/i incnfale d'Ochorowicz (p. 227). On se souvient des principaux phénomènes qui manifestent ce rapport: le sujet iie tolère que lattouchement du ma<^nétiseur, il soufïVe s'il est touché par un autre, il n'obéit qu'à celui qui l'a endormi et dans les cas extrêmes il ne sent, ne voit et n'entend que cette unitpic personne, toutes les autres étant pour lui comme si elles n'existaient pas. Dans un précédent travail' j'ai essayé d'étudier ce dernier phénomène sous le nom d'électivité ou d'esthésie systématisée et j'ai montré qu'il ne s'agissait pas d'une anesthésie véritable, d'une complète disparition des sensations ; ce n'est qu'un défaut de perception consciente causé à la fois par le rétrécissement du champ de la conscience pendant le somnambulisme et par l'attention exclusive que le sujet accorde h son hypnotiseur et à tout ce qui, à tort ou à raison, paraît dépendre de lui. C'est là le fait essentiel: les formes très variables sous lesquelles il se manifeste dépendent de suggestions plus ou moins involontaires de l'expérimentateur, des habitudes et des idées du sujet. Je suis heureux de voir que M. le D"" Moll, dans un travail récent', a soutenu des opinions analogues sur cette question délicate. Il semble donc que pendant le somnambulisme le sujet soit particulièrement préoccupé de son hypnotiseur et qu'il ait à son égard une préférence, une docilité, u'ne attention, en un mot des sentiments particuliers qu'il n'a pas pour les autres personnes. Ces sentiments disparaissent-ils complètement au réveil, en ne laissant aucune trace, ou bien au contraire ne sont-ils pas une manifestation particulière d'un sentiment, d'un état plus général du sujet qui persiste même dans l'intervalle, des somnambulismes .' Tel est le problème qu'il faut examiner pour pousser plus avant l'étude du (( rapport magnétique ».

psychologie de .Muiilcli, lo 7 aoùl 189G cl a été publicu lmi partie dans la l{f\'ai' philosopItKjuc de lévrier 1897, p. lliJ.

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