‹ Nérvoses et idées fixesChapitre 153 sur 326 · Automatisme psyctiologique, 1880, p · texte numérisé non relu

Automatisme psyctiologique, 1880, p

2. D'' A. Moll, Dor Rapport in dcr Hypnose. Untersuchun^cn iïùer deii tliicrischeu Magiictismus . Leipzig, 1892.

L\ PASSION SOMNAMRLLIQLE 4:o

Sans doute si le sujet n'a été endormi qu'un très petit nombre de fois, h des intervalles éloignés, si d'ailleurs il n'est que peu malade et peu affaibli, il se réveillera de l'hypnose dans un état presque normal et ne conservera de son hypnotiseur aucune préoccupation particulière. Mais on sait que dans ce cas le « rapport magnétique » ne se manifestera guère davantage pendant le somnambulisme. Au contraire, si, pour un motif quelconque et le plus souvent pour le traitement d'une maladie, les séances de somnambulisme sont rapprochées, il est facile de remarquer que l'attitude du sujet vis-à-vis de l'hypnotiseur ne tarde pas à se modifier. Deux faits sont surtout apparents : le sujet, qui d'abord avait quelque crainte ou quelque répugnance pour le somnambulisme, recherche maintenant les séances avec un désir passionné; en outre, surtout à un certain moment, il parle beaucoup de son hypnotiseur et s'en préoccupe d'une façon évidemment excessive.

Si de tels phénomènes se présentaient accidentellement chez une ou deux personnes on pourrait les juger insignifiants et les expliquer par quelque caprice individuel ; mais quand on les constate sur une centaine de malades, on éprouve quelque étonnementet on estdisposéà leur accorder quelque importance. C'est ainsi que j'ai été amené à croire à une certaine persistance du « rapport magnétique » pendant l'état de veille et à entreprendre son étude.

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