LE BESOIN DE DIRECTION
brusque ou l'interruption trop prolongée des somnambulismes provoqués. Ce sont les mêmes souffrances, les mêmes symptômes psychologiques, les mêmes regrets, et quand les phénomènes s'exagèrent c'est la même confusion mentale qui se développe chez Ke. après cessation des somnambulismes et chez Pv. après le départ de son amant. Enfin cest la même thérapeutique qui réussit dans les deux groupes de cas. Il est intéressant de remarquer que bien des malades par isolement que je viens de décrire ont été facilement guéris par la suggestion hypnotique, de même que bien des malades présentent au plus haut point la passion somnambulique, se sont guéris facilement et n'ont plus eu besoin d'hypnotisme quand ils ont trouvé d'une autre manière la direction qui leur était nécessaire. Marguerite, que j'ai présentée comme tvpe de la passion somnambulique, n'a plus eu besoin d'hypnotisme après son mariage, Berthe a remplacé l'hypnotiseur par un ymant, et (^b. ne vient plus à l'hôpital dès qu'on lui rend son fds. Je crois donc pouvoir tirer une conclusion importante de ces deux études sur le besoin d'affirmation chez les douteurs et sur les maladies par isolement, c'est qu'il existe en dehors de l'hypnotisme et de la suggestion, chez des malades particuliers, bien entendu, des phénomènes psychologiques absolument comparables à ceux de l'influence somnambulique et de la passion somnambulique. Ce n'est donc pas le somnambulisme ni la suggestion qui déterminent ces faits, tout au plus leur donnent-ils une précision particulière et dans certains cas heureux une valeur thérapeutique plus grande. II faut chercher la raison de ces modifications psychologiques dans un phénomème d'ordre plus général appartenant à la lois aux deux groupes de malades.