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L'ATTENTION FT LF, GRAPHIQUF DES TEMPS DE RÉACTION

111»^ (lisait : « Je sons depuis un moniont (jue ma main ot mes doigts sont fatigués et je ne sais pas pourquoi. » En second lieu, quiconque aura essay('> lui inèiiie de se prêter :i cette expérience remarcpiera que la fatigue du bras (pii réagit est fort peu de chose à côté d'une fatigue» que l'on ressent dans la tète et qui résulte des elTorts cpie l'on fail pour maintenir l'attention dans une même direction. Il eiilic dans ces ('(T'oils des mouvements musculaires, soit ; mais ces mouvements ne sont plus limités au bras anesthésicpie et la fatigue (pi'ils déterminent pourrait fort bien être senti»' par le sujci. l'^nlin, (piand la courbe s'élève et devient irrégulière chez les individus normaux, je ne crois pas que cette modification soit uni([uement due l\ la sensation de la fatigue, elle est due surtout ;i la fadi^ne elle-même qui nous rend incapables d'exécuter une op(''ralion compliquée. Si nos malades anesthésiques et surloul disljaits c()ntinuenl à l'exécuter correctement, ce n'est qu'en partie parce <pi'ils ne sentent pas la fatigue, c'est surtout parce (pie celle fatigue (die-mcme ne se produit pas chez eux. C'est en un mol parce (pie l'opération reste chez eux plus simple, plus facile, et par consé(]uent moins fatigante que chez les autres.

Ce fait s'explirpie à mon avis simplement si on se souvient des remarques analogues qui ont été faites bien souvent sur les phénomènes aut()mati(jues. J'ai déjà h bien des reprises insisté sur la facilité et la rapidité des mouvements automaticjues par opposition;! la difficulté et ;i la lenteur des mouvements volontaires ^ M. Onanof a montre aussi (pie dans bien des cas le temps de réaction des mouvements subconscients, consécutif h des excitations déterminées sur des régions anesthesi([ues, pouvait être plus court que celui des mouvements conscients à la suite d'excitations réellement senties^. Cet auteur remarque le fait à propos d'un petit nombre de temps de réaction pris isolement et dans les(juels l'absence de la sensation de fatigue n'a pu jouer aucun r()le. Cette observation ne contredit pas du tout la remarcjue plus connue, c'est que les temps de réaction sont allongés par la diminution de la sensibilité, comme le montrèrent autrefois

I Voir en parliciilicr [observation dune ahioulique Marcelle, Re^'ue pliilusopliK/iif. 1 891 , et dans le chapitre précédent, et Stigmates mentaux des hystériques, p 16'i.

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