CONTRACTLRE SYSTÉMATIQUE DU COU EN ARRIÈRE
la fléchir (Figures 53 et 5 i). Il y a là une forte contracture des muscles cervicaux et du trapèze. Cette contracture ne gène pas les mouvements des épaules, ne trouble que peu les mouvements de rotation de la tète qui peut être tournée à droite ou à gauche. Elle porte uniquement sur le mouvement de flexion de la tète et du corps en avant. Le tronc, en effet, comme la tète, est redressé en
FiG. j'-'i. — AlliUidc pormanento chez J^
FiG. -.A.
Le iiiciue umlade de profil.
arrière et le malade ne peut que dillu-ilement fléchir le corps. Nous n'avons pas besoin de vous dire (pie l'histoire du malade et son examen actuel démontrent facilement la nature de raflection: c'est un individu qui a déjà présenté un grand nonil^re d'accidents hystériques, en particulier une hémiplégie avec hémianesthésie du côté droit, qui s'est prolongée pendant deux ans. Cette paralysie était
incomplolenuMit guérie quand il a essayé de se remettre au travail et de porter des fai'deaux sur les épaules. Il a senti h ee propos une gène, une soufTranec dans le eou et dans les épaules et peu h peu sa tèlc a pris el a gardé celle attitude. Détail intéressant et que nous avons déjà souvent reniar([ué, depuis que le trouble hystérique s'est localisé de cette manière, il n'a plus du tout de paralysie du côté droit. La contracture semble ici remplacer un autre accident. Il s'agit évidemment d'un homme, qui depuis longtemps gouverne mal ses muscles parce qu'il en a peu la sensibilité consciente. Tantùl il perd la direction des uns, tantôt la direction d(>s autres. On dirait que le champ de sa conscience musculaire est rétréci, qu'il ne peut pas avoir tous ses muscles à sa disposition. Quand il commence certains mouvements, il ne peut pas facilement les arrêter et les efTorts qu'il a faits pour soulever des fardeaux déterminèrent une attitude permanente.
Observation 127. — Contracture systématique du cou en arrière. — Descriplion, .slifjmalcs, disposUion au sommeil, chute dans l'escalier, choc sur le cou en arrière, émotion systématique, rêves de chute, nouvelle chute à V anniversaire, développement de la contracture.
Voici maintenant une femme de 36 ans, dont l'attitude est tout h fait semblable h celle du malade précédent. Elle marche aussi la tète et le corps renversés en arrière, l'attitude est peut-être plus forcée, car la colonne vertébrale décrit une courbe à concavité postérieure, mais cette position est moins permanente, moins régulière que chez le malade précédent. Quand elle est assise ou couchée, le corps est un peu moins raide. Au contraire, quand elle est levée et qu'elle essaye de marcher, la contracture s'exagère. Si on essaye surtout de la faire monter ou descendre un escalier, elle se renverse tout h fait, fait presc[ue l'arc de cercle et on est forcé de la porter, car elle ne peut plus avancer. Il s'agit encore de contractures hystériques des muscles du tronc el des muscles du cou avec un certain nombre de stigmates, anesthésie presque complète de la peau dans les régions atteintes de contractures, diminution considérable de la sensibilité musculaire, surtout bien entendu dans les muscles des mêmes régions. Quand elle a les yeux fermés, c'est ii peine si elle peut se rendre compte de l'atti-