CONTRACTURE DE LA HANCHE ET DE LA CUISSE GAUCHES
tion persistante détermine des dissociations mentales, des dvsesthésies tactiles et musculaires, d'une nature spéciale, des amvosthénies qui elles-mêmes peuvent déterminer du tremblement, et vous comprendrez la complexité des phénomènes qui en résultent.
II reste toujours un point embarrassant. Cette jeune fille a ces mauvaises habitudes, d'une manière grave, depuis l'âge de 10 ans.
FiG. G'2. — Même altitude de ly.
et voici 15 ans qu'elle faisait ces mêmes mouvements du bras gauche et de la jambe gauche. Comment se fait-il (ju'elle ne présente ces tics et ces contractures que depuis 18 mois, et qu'elle soit restée ainsi 15 ans sans en souffrir, pour avoir à propos du même fait des accidents nerveux à 25 ans ? Nous avons répondu
déjà cent fols à celte question: une éinotiou systéin;itique, linc idée fixe peut être semée dans nn esprit et rester latente pendant des années, jusqu'à ce qu'une occasion modifie le terrain mental et permette le développement de ce germe. L'année dernière, cette jeune fille, déjîi tourmentée par des pertes d'argent, a été bouleversée par la mort de sa sœur, épuisée par le chagrin et le travail. C'est grâce à cet état émotif, à cet aflaiblissement que la dissociation de l'esprit et du cerveau a commencé à se produire et que d'autres états émotifs anciens, comme celui de la masturbation, ont pu prendre un développement démesuré, et produire les accidents que nous constatons.
Nous voudrions vous faire remarquer une modification curieuse qui est survenue dans l'état de la malade ly., dont vous avez étudié dernièrement les contractures systématiques de la hanche. Vous remarquerez en la voyant qu'elle marche encore plus dilficllement qu'autrefois, mais que son corps penche, cette fols, du côté opposé, h droite. Si on lui enlevait la canne sur laquelle elle s'appuie, et le corset qui la soutient, vous verriez que le tronc tombe tout à fait à droite et que la malade ne peut rien faire pour le relever (Figures 61 et 62). Cependant il n'existe pas de contractures bien nettes dans le côté droit du ventre et du thorax, et nous pouvons sans difficulté relever le corps. C'est ce que la malade fait d'ailleurs assez bien quand elle prend un point d'appui ou quand elle maintient son corps par le corset très serré.
Il s'agit donc, et c'est là un fait qui n'est pas extrêmement fré(juent, d'une paralysie des muscles du tronc. Dans un travail publié en 1895, et repris dans le premier volume de ces études, l'un de nous insistait sur la fréquence des contractures des muscles du tronc. Il ne décrivait qu'une seule observation typique de paralvsie de ces mêmes muscles. Dans le cas qu'il décrivait, la paralvsle était totale et portait sur tous les muscles du tronc. La malade ne pouvait aucunemenl se tenir debout ni même assise. Dans ce nouveau cas la paralysie est incomplète, car la malade peut encore se tenir de bout et maintient jusqu'il un certain point le poids du corps. Elle ne le laisse tomber que d'un seul côté, du côté droit. Il est donc vraisemblable que la paialysie des muscles du tronc ne siège qu'à gauche. l''n un mot, cette paralysie porte précisément sur les muscles qui étaient contractures dans la première forme de la maladie. Avant toute discussion, nous vous faisons