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CONTRACTURE DE LA HANCHE ET DE LA CUISSE GAUCHES

remarquer l'intérêt de cette observation clinique qui nous présente une paralysie hystérique, ne portant aucunement sur le bras, très peu sur la jambe, mais très fortement sur les muscles abdominaux et lombaires dun seul côté.

Quant aux explications de ces paralysies, nous ne pouvons entrer en détail dans une étude qui sera d'ailleurs reprise par l'un de nous. Remarquons seulement qu'il y a là les caractères ordinaires des paralysies hystériques : anesthésie de ces muscles dont la malade ne se rend plus compte et qu'elle ne peut plus commander, diminution de la sensibilité cutanée superficielle. Cette anesthésie et cette paralysie musculaire n'existent que pour les mouvements volontaires et conscients. Dans les crises et, à de certains moments dans des mouvements automatiques, ce côté du corps remue parfaitement bien. Il fait à ce moment de nouveau les mouvements que vous devinez, ceux de la masturbation. Cette paralysie semble avoir des rapports étroits avec la contracture précédente et avec le phénomène original, l'émotion svstématique de la masturbation.

Ce rapport entre la parai vsie et la contracture est fréquent et bien connu. Dans toutes les deux on observe les mêmes caractères de systématisation, la même anesthésie tactile et musculaire, les mêmes phénomènes de subconscience. Dans les deux phénomènes on constate que la conscience personnelle a perdu la possession d'un phénomène complexe, d'un système de sensations et d'images et que cependant ce même svstème persiste souvent d'une manière indépendante, subconsciente et quelquefois exagérée. Mais dans le cas présent ce rapport entre les deux svmptômes est particulièrement étroit et intéressant. C'est depuis que la malade fait tous ses efforts pour renoncer à la masturbation que la paralysie est survenue. Peut-on dire que ce système de mouvements a été épuisé ? Peut-être, mais en somme, ces mouvements ont persisté fort longtemps et ne semblaient pas s'épuiser, mais devenir de plus en plus forts. Il semble plutôt que par suite des suggestions et des efforts mêmes de la malade pour ne plus v penser, il y ait eu dissociation trop grande d'un système de mouvements. La malade ne veut plus faire avec sa hanche gauche les mouvements qui lui sont défendus et par une sorte d'exafifération elle oublie tous les mouvements et toutes les images relatives h ces régions. Quelque soit l'intérêt de ces hypothèses que nous ne pouvons discuter ici, remarquons seule-

CONTIUCTI HKS

MUMit la succession curieuse dune eontraclure systématique et d "une paralysie systématique du même genre qui se remplacent l'une l'autre et le rapport étroit de ces deux phénomènes avec une même émotion systématique.

Observation 130. — Contracture du pied gauche. — Kl al émotif permanent, hémianesl/icsie, /uhniplcf/ie, contracture du pied c/auche accompagnant toujours 1^ hémiplégie, antécédents, entorse du pied (fauche, reproduction de l'attilude du pied gauche ijràce à l'hémiplégie.

Xous voudrions vous signaler rapidement deux cas d(^ contiactures qui se mélangent également avec des paralysies vl dont la réapparition régulière présente quelque intérêt pour l'étude de ce curieux phénomène.

Cette femme, Cam., âgée de 31 ans, est atteinte de toutes sortes de troubles hystériques, surtout depuis deux ans. Elle a été violemment bouleversée par la mort de ses deux enfants, et nous aurons d'ailleurs l'occasion de vous reparler d'elle à propos des spasmes viscéraux. Quand le chagrin devient très fort chez elle, il détermine d'abord des états émotifs accompagnés d'angoisse, d'idées obsédantes et même d'hallucinations. Elle voit les cadavres des enfants, les corbillards, etc. Cette angoisse continuelle trouble beaucoup les fonctions viscérales, détermine des vomissements, des états anorexiques sur lesquels nous reviendrons. L'épuisement cérébral augmente, il y a faiblesse croissante de l'attention, perte des souvenirs et des sensibilités. L'anesthésie s'étend bientôt sur le côté gauche, et comme les troubles psychologiques correspondent toujours à des troubles cérébraux, il y a certainement dissociation et épuisement du cerveau droit.

Un degré de plus et cette anesthésie s'accompagne de grande faiblesse musculaire et même de paralysie. C'est la paralysie par accroissejnent graduel de l'amyosthénie dans l'anesthésie hystérique dont nous avons déjii parlé plusieurs fois en rappelant les travaux remarquables du I)"" Bnrq. Va\ un mol, quand la malade reste longtemps dans son chagrin, elle arrive jxmi ii peu à une hémiplégie hystérique. Si elle ne présentait que ce seul fait, nous ne vous en aurions pas parlé, car il est ici fort banal.

Mais, toutes les fois que Cam. présente de l'hémiplégie, elle

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