TROUBLES VASO MOTEURS F,T TROUBLES TROPHIQUES
sur la jambo droilo doiinenl : lonoueur de la cuisse 38 centimètres, de la jambe 'il centimètres, en tout 79; dimension de la cuisse aux mêmes points 43 et 4'i centimètres, dimensions du mollet 29 centimètres et demi. En résumé, la jambe gauche est plus courte de 9 centimètres, la cuisse gauche a toujours une circonférence plus grande f[uc celle de la droite d'un centimètre; le mollet gauche est également plus gros (|uc le droit d'un centimètre. Ka jambe gauche est de beaucoup plus courte et plus grosse que la droite. C'est ce que le sciiéma de la figure 94 vous présente avec précision, dette dillormité oblige cette jeune fdle soit à hancher. fortement du côté droit, soit à marcher comme elle le fait toujours sur la pointe du pied gauche. C'est donc une asymétrie complète dans toutes les parties. Elle doit correspondre h des malformations des organes nerveux. Nous n'osons pas dire à une hémialrophie cérébrale, mais du moins h une asymétrie cérébrale notable.
Ces anomalies de construction justifient bien une formule en général trop affirmative de Lasègue : « Tous les épileptiques sont des asymétriques. » Il est difficile d'être plus asymétrique et en même temps elle est gravement atteinte du mal comitial. Nous ne vous dirions rien de ses accès s'ils ne présentaient euxmêmes quelque chose d'assez curieux. Ils sont précédés d'hallucinations visuelles parfaitement nettes et toujours les mêmes. Elle voit une collection de personnages de difTérentes tailles qui l'entourent et la menacent. Elle a des frissons, des chaleurs et l'accès commence. Il est chissique ; elle se mord la langue, perd les urines, s'endort après l'accès. Nous remarquerons seulement que rarement, deux à trois fois par an, elle a des accès plus forts ou plutôt des séries d'accès subintrants qui durent plusieurs heures et qui s'accompagnent de cris, de contorsions et même de paroles, en un mot de délire. Y a-t-il un mélange d'hystérie dans ces grands accès? Cela n'a rien d'invraisendjlable et c'est même, à notre avis, beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit. Ou est-ce t(uit simplement du délire comitial ? Nous n'avons pas vu ces grands accès.
Ces accès ont commencé à l'âge de 16 ans, on les attribue comme toujours à une peur. Un enfant caché sous un lit lui a pris lepieddans une chambre très noire et l'accès est venu un mois après. Il n'est pas impossible que cet incident ail influé sur les hallucinations, mais il est évident d'autre part qu'elle était prédisposée