MALFORMATION DES MAINS EN « PINCES DE HOMARD
à Tépllepsie. Son asymétrie et ses malformations corporelles nous le montrent.
Nous ne savons pas grand'chose sur l'origine de pareilles malformations. Comme l'hérédité est, ainsi que nous l'avons remarqué, un des facteurs essentiels, nous nous sommes enquis avec soin des maladies que divers membres de la famille pouvaient présenter et nous n'avons d'abord appris qu'une seule chose, c'est qu'une sœur du père était épileptique. On avait négligé de nous prévenir
FiG. 'Jj. — Fac , son père et son oncle.
d'une autre particularité que l'on ne considérait pas comme pathologique. C'est par hasard que nous avons vu dernièrement le père de cette jeune fille et que nous avons remarqué une chose tout à fait digne d'être signalée. Le père est une sorte de géant. Il a 1"\87 de haut, le frère de celui-ci, l'oncle de la malade plus grand encore a l'",90. Ces hommes semblent normalement et vigoureusement constitués, mais quelque grande que soit leur taille, leurs extrémités sont encore en disproportion avec elle. Ils ont tous les deu.x des mains énormes avec de gros doigts courts et épais qui se
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rapprochent du type de racromégalie. L'index, par exemple, a 9 centimètres et demi de circonférence ii la base sur 8 centimètres de longeur. La figure 95 vous présente sur un même plan la malade, son père et son oncle, elle met en relief malgré ses imperfections la grande différence de taille de l'une et des autres. En un mot, on peut, à propos du père et de ronclc, penser à la maladie trophique récemment mise en lumière par les travaux de M. Brissaud: gigantisme et acromégalie. N'est-il pas curieux de voir ce trouble trophique du père, le gigantisme et l'acromégalie donner naissance chez l'enfant, non pas à un trouble analogue, elle est plutôt petite, l'^jSS, mais à d'autres troubles trophiques, l'asymétrie complète du corps et l'acromégalie des mains du père se transformer en pinces de homard chez l'enfant. Cela nous montre qu'il y a quelque identité de nature entre toutes ces malformations. Cela apporte un argument curieux à la thèse de M. Brissaud que les géants sont des malades, puisque vous voyez les enfants qu'ils procréent.
Enfin, ajoutez encore une remarque, c'est que cette enfant est née jumelle. L'autre enfant en apparence bien conformé n'était cependant pas viable. Il n'a pas été asphyxié, car il a vécu 24 heures. On ne sait pas quels étaient les malformations internes probables qui ont empêché la survie. Il se peut que des troubles de l'évolution du fœtus dans ces grossesses gémellaires aient eu une influence sur les malformations de Fac, mais nous croyons plus importante l'influence du gigantisme et de l'acromégalie du père.