LES IDEES FIXES DE FORME HYSTERIQUE
I. Caractères des idées fixes. — 2. Disparition apparente de l'idée fixe chez les hysté riqi fixe:
j-iques. — 3. Idées fixes subconscientes. — 4. Importance de cette forme des idées
Messieurs, le professeur Raymond m'a chargé de vous exposer aujourd'hui (pielques notions psychologiques, qui vous seront utiles pour comprendre quelques-uns au moins des accidents que présentent les hystériques. Je dois vous parler des idées fixes, qui jouent dans la pathogénie de ces accidents un rôle considérable, et dont il faut sans cesse se préoccuper quand on veut diriger le traitement de ces malades.
Cette étude des idées fixes dans l'hystérie a commencé, comme vous le savez, avec les travaux de Charcot sur les accidents traumatifjiies des hi/stériqiies. Dans ses leçons de 1884-1885, il fit une analvse restée justement célèbre de plusieurs cas de monoplégie brachiale-: il montra que, pour les expliquer, il fallait éliminer toutes les lésions grossières des nerfs périphériques, de la moelle, de rencéphale.Une seule supposition lui semblait rester possible, celle qui avait été indiquée par Brodie en 1837, et surtout par Russèl Revnolds^en 18G0. « Il s'agit probablement, disait Charcot, d'une de ces modifications transitoires des cellules del'écorce cérébrale qui se manifestent sous la forme d'un trouble psychologique ». Ce sont des paralysies qui dépendent des idées a dépendent of idea ». Par le mot « idée », bien entendu, aucun de ces
1 . Conférence faite à la Salpctrière, le 3 mai 1895 publiée dans la Presse médicale, 1" juin 1895.