‹ Nérvoses et idées fixesChapitre 6 sur 326 · IN CAS 1)-MU)UI.IK KT D'IDKKS FIXKS · texte numérisé non relu

IN CAS 1)-MU)UI.IK KT D'IDKKS FIXKS

Ces procédés ont (ui souvtMit chez (r;iiitres malades do très heureux ed'ols, ou pourra les voir daus le chapitre vi de ce livre (( hisliiiro dune idfc lixo » mais daus le cas présenl, les résultats ne tardèrent pas à me montier (pic je lu'engageais daus une voie sans issue.

Marcelle uanivait ;i (aire aucun de mes exercices ; elle lisait quand je la lorçais, mais de la uuinière que j'ai indiquée, c'est-àdire sans comprendre un mot. Les exercices de mouvements au moven des images visuelles avaient un résultat bizarre et plutôt mauvais. En elfet, les mouvements se faisaient bien un peu mieux, mais les l)ras et les mains devenaient totalement anesthésiques ; à la place de la distraction et de l'aboulie propres à la psychasthénie, je développais, sans m'en douter, l'anesthésle hystérique. INIarcelle (pii pendant une observation de cinq mois n'avait jamais été aneslhésique le devenait quand j'essayai trop fortement de modifier la répartition de son attention, ou si l'on veut de sa force nerveuse. Le lait est très intéressant pour la théorie, il nous montre les relations de ces deux maladies, le rapport entre la distraction et l'anesthésie que j'avais déjà souvent étudié, mais il n(; me paraissait pas utile pour la malade. 11 fallut chercher autre chose.

J'ai pensé que les idées fixes qui obsédaient l'esprit et en détournaient à leur profit toute la force, étaient le principal obstacle au développement de l'attention. Puisque cette malade était facilement hypnotisable, il était naturel d'attaquer les idées fixes au moyen de la suggestion, ainsi que l'ont déjà essayé plusieurs aliénistes. Mais ce procédé peut être commode quand la malade n'a qu'une seule idée fixe et que l'esprit, n'étant pas encore trop alfaibli, peut reprendre sa puissance dès qu'il est débarrassé d(! l'obsession. Chez Marcelle, cette tentative me réservait une fouh; de dilficultés et d'interminables travaux.

Au commencement tout alla fort bien; je m'occupai des idées dont Marcelle se plaignait à ce moment. C'étaient pour la plupart des hallucinations visuelles que j'ai décrites. Quelques suggestions en eurent facilement raison. Il y avait surtout une hallucination ti rrifiaule, un tableau lugubre que Marcelle avait saris cesse devant les yeux. Je parvins à le transformer si bien, en y mêlant tlautres hallucinations, que le sujet finit par ne plus le reconnaître, et que je pus ensuite le supprimer sans difficulté. Je me

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