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Tentatives d'interprétation de l'allochirie simple

Il est bien didîcile d'entrer dans l'interprétation de ces faits qui commencent à peine h être débrouillés et dont l'étude serait à mon avis fort importante pour la psychologie de la personnalité et pour la théorie de la perception; je ne puis qu'indiquer quelques brèves réflexions.

Les premiers auteurs qui ont décrit l'allochirie, Obersteiner, Hammond, Weiss, 1891, rapportent le fait à une lésion médullaire. « Il s'agit d'une obstruction de la moelle amenant un chan- Sfement de direction dans la marche de la sensation, celle-ci allant d'un côté du corps au même côté du cerveau, d'où il résulte que l'impression est rapportée au côté opposé du corps\ » Il s'agit en effet de malades présentant soit la sclérose des cordons postérieurs du tabès, soit une destruction médullaire plus ou moins étendue après un écrasement de la colonne vertébrale. Les 12 principales observations sont réunies dans le travail de M. Bosc^. Il semble naturel de rapporter le trouble constaté à la lésion médullaire réelle, d'autant plus que dans un cas l'allochirie est limitée aux membres inférieurs au-dessous de la lésion. M. Bosc ayant constaté le phénomène chez un homme atteint d'hémorragie cérébrale, admet que l'interversion des courants nerveux peut se faire non seulement dans la moelle mais aussi dans l'encéphale « il faut admettre, dans ce cas de lésion cérébrale, que les sensations sont passées de l'hém^isphère lésé dans l'hémisphère du côté opposé par le corps calleux^ ».

Il y a dans ces suppositions quelque chose d'évidemment juste, c'estque la lésion médullaire ou cérébrale joue un certain rôle dans

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