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Autuinalisine psychologique, p

LE PROBLÈME DE L'ALLOCHiRlE COMPLÈTE 2«1

nous avons constaté comme 3« degré du phénomène la synchirie et la syncinésie. Dès que le sujet sent un peu mieux 11 transforme son aliochirie complète, il fait le mouvement demandé des deux mains à la fois et croit avoir été pincé des deux côtés à la fois. N'est-ce pas la preuve que les deux images sont associées dans son esprit et évoquées simultanément. Maintenant que son attention est plus fortement dirigée sur ces nuances de la sensation il se rend compte de l'évocation de ces deux signes locaux : la synchirie, lorsqu'elle est consciente, exige une sensibilité plus délicate que Tallochirie simple. Il est probable que cette association des images symétriques a son origine dans la confusion précédente et qu'elfe existait déjàdansle degré précédent de sensibilité quand la malade avait de l'allochirie complète et localisait régulièrement

du côté opposé.

Le problème de l'allochirie complète me paraît donc se préciser un peu. Il ne reste plus qu'un point inexpliqué ; pourquoi de deux images D et G évoquées simultanément à l'occasion d'une piqûre faite sur la main droite, le malade néglige-t-il,cesset-il de percevoir l'une, l'image exacte du point réellement excité D, pour ne conserver dans la conscience que l'autre image celle du point symétrique G. A la suite du passage précédemment cité j'essayais di résoudre ce problème d'une manière probablement bien insuffisante. « Par une illusion je ne sais laquelle, peut-être par cette loi (pii nous fait accorder plus d'importance au phénomène final d'une série et oublier le signe quand nous tenons la chose signifiée, il oublie la première sensation provocatrice D, il ne le perçoit pas dans son champ de conscience, il ne saisit que l'image évoquée G. Cette image étant assez nette donne naissance a une localisation assez précise, mais correspondant seulement au point symétrique du point excité » \ Peut-être pourrait-on supposer aussi que chez ces sujets les images évoquées sont plus nettes que les sensations évocatrices ; en tous les cas c'est sur ce dernier point (pie l'interprétation a besoin d'être précisée. Il reste vraisemblable ([ue l'allochirie même complète résulte comme l'allochirie simple de l'hypoesthésie. C'est la diminution de la sensibilité consciente qui, après avoir supprimé la distinction délicate des signes locaux symétriques, a amené la confusion et l'association de ces signes. S'il en est réellement ainsi, il est probable que l'on pourra

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