‹ Nérvoses et idées fixesChapitre 79 sur 326 · Head. op. cit. Jiraiii, 1893, p · texte numérisé non relu

Head. op. cit. Jiraiii, 1893, p

2. P. Mai,'iiiii. Comptfs vendus de lu Socit'tô de hiologie, 21 janvier 1S88.

>r.O UN CAS IVU.I.OCIIIRIE

jximrail lapprodier ces faits de certaines associations automati(uies par contraste « qui amc'iient dans l'esprit des phénomènes tout il (ail opposés les uns ;i la suite des autres : on dit « oui » au lieu de (( non », on a envie de rire quand il faudrait pleurer, etc. Les médecins connaissent bien ce fait singulier que réniotion produit (juel([uefois chez les malades : ceux-ci se retournent brusquement sur le ventre, quand on leur dit de se mettre sur le dos'. » On voit dans certains cas d'allochirie des contrastes absolument délirants; voici un fait de ce genre que j'ai noté autrefois et qui est trop compli(jué pour être analysé dans ses détails. « Léonie était en état de somnambulisme, le côté gauche anesthési([ue, le côté droit sensible. Je l'ai piquée assez fortement au bras droit, la voici qui pousse un cri et qui commence un singulier délire. Elle se fâche contre sa main gauche qui, dit-elle, est changée, qui n'est plus h elle. De fait, cette main gauche qui était anesthési(|ue est devenue sensible. Il peut donc exister, disais-je à ce propos, un automatisme psychologique encore assez mal connu, il est vrai, qui rattache les images relatives aux deux côtés du corps et éveille ou modifie l'une à propos de l'autre". »

Dans un autre travail, j'ai essayé un peu plus tard de représenter avec plus de précision cette association des deux signes locaux des sensations symétriques. « Les deux sensations symétriques D et G sont très semblables; pendant les périodes d'hypoesthésie elles ont été confondues, et à ce moment, comme on vient de le voir (à propos de l'allochirie simple), il n'y avait plus de distinction des deux côtés du corps. Il en est résulté une association entre ces sensations, telle que la présence de D amène dans l'esprit l'image de G, et réciproquement. Le sujet plus sensible pourrait maintenant les distinguer l'une de l'autre, mais par suite de l'association précédente, il ne les a pas isolément dans l'esprit, mais toujours simultanément ». Cette supposition de l'association et de l'évocation simultanée des signes locaux symé- Iriipies chez les malades de ce genre me paraît confirmée par l'observation (les phénomènes (|ui se produisent chez M. quand la sensibilité consciente fait un progrès de plus. On se souvient que

t. Autoinalisme psychologique, l.S8".l. p. 157. Voir des rcllexions analogues à propos de la polarisation psYchiquc dans un travail de MM. Bianchi et Sommer. Revue f)hiloso[jhi(jue. 1887, p. 148.

Page 1