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CHAPITRE VII

ux CAS d'hémiaxopsie hystérique

I. Historique. — -. Un cas d'hémianopsie interne. — 3. Stigmates hystériques, asthénopie, spasme de la convergence, hemi-diplopie monoculaire, hémi-macropsie, hémi-micropsie. — 1. Caractères mobiles et en apparence contradictoires de cette hémianopsie, persistance de la vision subconsciente. — ô. Influence des idées sur le champ visuel, idée tixedu trouble unilatéral de la vision.

Messieurs,

M. le professeur Raymond a bien voulu me permettre de contituier dans son service les recherches psychologiques que j'avais entreprises depuis plusieurs années sous la direction de notre excellent et tant reoretté maître, Charcot. Je lui en suis profondément reconnaissant, j'espère que mes travaux pourront quelquefois lui apporter quelques documents pour ses leçons et que, pour une toute petite part, ils pourront, comme les recherches de ses autres élèves, l'assister dans ses efforts pour conserver et accroître la vieille réputation de la clinique.

M. Ravmond m'a chargé aujourd'hui de vous présenter un cas pathologique assez curieux par les problèmes et les discussions qu'il a suscités. Ce cas se rattache assez étroitement à mes anciennes études sur l'anesthésie hystérique dont quelquesunes ont été exposées ici même, il y a trois ans. Il s'agit d'un cas d'hémianopsie, de suppression à peu près complète de la moitié du champ visuel et ce symptôme, sans rien afhrmer trop catégoriquement, me paraît, pour un ensemble de raisons que vous apprécierez, se rattacher aux phénomènes de l'hystérie. Il s'agit en un mot d'une hémianopsie hystérique.

1. Conférence faite à la Salpèlrière le 25 janvier 18'J5, publiée dans les Archives de neurologie, n" 99, en mai 1895, p. 337.

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i. — Historique.

Ce symptôme aurait été signalé il y a quelques années avec moins de précautions ; il était, en effet, considéré comme assez commun. Briquet' le décrit comme fréquent, ce qui ne laisse pas de nous étonner un peu. Cette opinion était également soutenue dans le travail de Zvynos et de Galezowski^ et dans la thèse de Bellouard ''. Mais dans sa thèse de 1882, M. Féré* discuta les observations qui avaient été présentées comme des cas d'hémianopsie hvstérique et il montra qu'il s'agissait toujours soit d'une hémianopsie vérilahle en rapport avec une lésion encéphalique, soit du simple rétrécissement concentrique du champ visuel qui est habituel chez les hystériques. En un mot il nia l'existence d'une véritable hémianopsie qui fût sous la dépendance de l'hystérie. La plupart des auteurs qui avaient semblé admettre un moment l'existence d'une hémianopsie hystérique se sont rangés à cette opinion, comme on le voit par la lettre de Rosenthal à Charcot publiée dans la thèse de M. Féré.

Plus tard une notion nouvelle fut introduite dans cette étude par Texamen de certains cas de migraine ophtalmique qui semblaient de nature hystérique. Charcot dont les leçons du mardi, 10 janvier 1888% M. Babinski % M. Fink\ signalent des phénomènes de migraine avec scotome scintillant d'un côté et mèmehémiopie transitoire qui semblent bien, d'après leur discussion, devoir être rattachés à l'hystérie. Mais dans ces cas les phénomènes hémiopiques font défaut, ou s'ils existent, ils sont passagers et il a été

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