‹ Nervosisme et névrosesChapitre 11 sur 48 · LE SEXE · texte numérisé non relu

LE SEXE

La femme. — Un poète plus véridique que galant a traité la femme d'enfant malade. Si elle est en réalité plus sujette aux maladies que rhomme, c'est surtout par son système nerveux. D'une nature plus sensible, plus mobile, plus impressionnable, plus accessible à toutes les influences susceptibles d'amener des perturbations névropathiques, elle a en outre le privilège exclusif de diverses fonctions organiques dont le moindre dérangement exerce de puissants et nombreux effets sympathiques sur le système nerveux.

La menstruation, la grossesse, les couches, la lactation, la ménopause sont pour elle autant d'écueils qu'elle arrive rarement à doubler sans encombre. S'afîranchit-elle par le célibat de quelques-unes de ces opportunités morbides, ce n'est que pour subir les détestables influences morales qu'exerce cette condition sur l'ensemble du sj^stème nerveux.

De plus, les passions dépressives, qui se font sentir chez les femmes avec une redoutable énergie; l'éducation irrationnelle qu'elles reçoivent en général et qui tend tout entière à exalter une sensibilité déjà naturellement exagérée; leur peu d'activité physique et intellectuelle; l'exis-

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