‹ ÆnésidèmeChapitre 4 sur 15 · PLAN DE SES ÉCRITS · texte numérisé non relu

PLAN DE SES ÉCRITS

Rappelons en quelques mots les résultats historiques que nous venons d^établir: V. Torigine du scepticisme en Grèce est beaucoup moins ancienne que la plupart des historiens ne Font pensé ; sans parler de Técole d^Elée, de celle d^Héraclite, de la doctrine Atomistique et de la Mégarienne qui ne sont évidemment pas sceptiques , Técole des Sophistes elle-même , en ce qu^elle a eu de sérieux , n^a pas professé proprement le scepticisme , mais bien ce qu^on pourrait appeler le doginatisme négatif absolu. 2°. Conçue et proclamée poiir la première fois par Pyrrhon , Tidée^mère du scepticisme ne s^est toutefois constituée dans son école par aucun monument considérable. 5"". La seconde et la troisième Académies, loin de continuer et de propager le vrai mouvement sceptique, Font combattu au contraire et arrêté dès son origine , en y substituant ce

même dogmatisme négatif dont les Sophistes, avec moins de puissance et un caractère plus frivole , avaient été déjà les interprètes.

La conséquence que nous voulons déduire du rapprochement de ces faits , c^est que , durant les six derniers siècles de la philosophie grecque , si le scepticisme trouva dans Pyrrhon un sérieux et hardi promoteur, aucun esprit ne se rencontra , assez étendu ni assez ferme pour lui marquer sa place et lui assigner son rang parmi les autres grandes manifestations de la pensée philosophique. Ce fut là , nous allons le reconnaître , la mission que se donna JSnésidème , en reconstituant au premier siècle de Tère chrétienne Fécole oubliée de Pyrrhon.

Dès le début de son ouvrage des UvpfiCùvltùv koyotj ^nésidème marque avec une force et une précision singulière sa direction philosophique. Il est Pyrrhonien absolu , et à ce titre , adversaire d^Arcésilas et de Carnéade aussi bien que d^Epicure et de Zenon. Ce n^est pas à tel ou tel dogmatisme qu^il déclare la guerre ; c^est Tesprit même du dogmatisme qu^il poursuit à travers les formes les plus opposées. Qu'on affirme ou qu^on nie, qu'on adopte un système ou qu'on rejette tous les systèmes , qu'on soit pour ou contre la raison , peu importe. Quiconque ne doute pas, est pour iEnésidème un dogmatiste, c'est-à-dire, un adversaire.

C'est ici que se découvre la légitimité de la distinction que nous avons établie entre l'esprit négatif qui n'est qu'une des formes du dogmatisme , et l'esprit sceptique.

Elle apparaissait déjà dans Thistoire par Toppontion des derniers Sophistes et des premiers disciples de Pyrrhon? Elle éclate ici en quelque sorte dans la pcrfémique engagée par ^nésidème contre les sectateurs de la nouvelle Académie. Que ceux qui persisteraient à reconnaître le vrai scepticisme dans Fécole des Sophis* tes et dans celle d'Arcésilas, que ceux-là nous expliquent pourquoi ^nésidème au nom de Vinoxn pyrrhonienne rompt hardiment en visière à TAcadémie, et dans la proscription commune où il enveloppe les négations tranchantes de cette école et les affirmations des écoles rivales , trouve le caractère propre et la définition même de sa doctrine.

Il est bon de citer ici ses propres paroles : Dans le premier livre des Uvppoivitùv loyei , suivant Photius (a), ^nésidème distingue à peu près en ces termes le Pyrrhonisme de la doctrine Académique. « Les « philosophes de TAcadémie sont dogmatiques ; ils po- « sent certains principes comme indubitables et en « nient d^autres sans réserve. Au contraire , lespyrrho- « niens sont sceptiques (ff) et entièrement dégagés de « toute espèce de prétention dogmatique. Aucun d^eux « ne dit que toutes choses soient incompréhensibles ou « qu^elles soient compréhensibles; mais à leur avis « elles ne sont pas plus Fun que Tautre. Us ne disent

(a) Phot. Bihl. p. 542. Ed. Hœsch. Il n'est peut-être pas inutile de remarquer qu'iEnésidëme n'était éloigné des académiciens par aucune rivalité , par aucune haine personnelles. Il dédié son ouvrage à un académicien considérable de ses amis. Vid. Phot. 1. 1.

(b) Le nom de sceptique ^ dans l'antiquité, était exclusivement réservé aux philosophes de l'école de Pyrrhon et de celle d'iEnésidème. Laeit. IX , 11. Sext. Hup. Pyr. 1,1. Ibid. 32 , 3^.

m pas qu^elles soient tantôt ceci , tantôt cela , ou telles « pour celui-ci , telles pour celui-là , et rien du tout « pour un troisième ; ou toutes ensemble iQtelfîgibles , « ou quelques unes seulement ; mais , suivant eux , elles « ne sont pas plus intelligibles qu^inintelligibles , pas « plus intelligibles maintenant que maintenant inintel- « ligibles. Il n^y a pour eux ni vrai , ni faux , ni proba- « ble , ni être , ni non-ôtre ; mais la même chose pour « ainsi parler, n^est pas plus vraie que fausse , probable « qu^improbable , être que non-être ; pas plus tantôt ce- « ci que tantôt cela , pas plus telle pour celui-ci que telle « pour celui-là. Car, en général, le pyrrhonien ne défi termine rien , et pas cela même , que rien n^est dé- « terminé. »

Au premier coup d^œil jeté sur cette dédaration nette et hardie, on objectera peut-être à ^nésidème que la barrière quUl veut élever entre la doctrine Académique et la sienne est une barrière tout artificielle. On dira : le pyrrhoniea le plus déterminé est forcé de convenir que celui qui nie toutes choses a ce point commun avec celui qui les met en doute , que ni Tun ni Fautre n^affirme rien. La différence , s41 en reste quelqu'une, est sans conséquence. Bien plus, à Texaminer de près, cette différence est puérile. Car n'affirmer qu'une seule chose à savoir qu'on ne peut rien affirmer, et n'affirmer aucune chose, pas même qu'on n'en saurait affirmer aucune , c'est en termes différents la même position intellectuelle , ou pour mieux dire la même absurdité; puisque, soutenir qu'on n'affirme rien et que , cela même , on ne l'affirme pas , c'est affir-

mer encore , malgré qu^on en ait. La seule différence est donc que dans le premier cas Taffirmation parait au grand jour , et que dans le second on essaie de la cacher par un subterfuge.

Nous n'essayons pas d'affaiblir Tobjection. — Voici la réponse qu'iBoésidème et toute son école n'eussent pas manqué d'y faire :

Si notre doute s'étendait à toutes choses , même aux impressions internes , aux phénomènes en tant que phénomènes , oe doute universel serait aussi absurde que l'universeUe négation des Académiciens , et n'en différerait pas sérieusement ; car , nous l'avouons , de même qu'une négation absolue détruit son propre ouvrage j ainsi , un doute absolu , soit qu'il s'affirme , soit qu'il s'applique à soi-même comme à tout le reste , est une contradiction évidente. Mais ce doute n'est pas le nôtre ; car notre doute , nous l'affirmons. Nous l'affirmons comme un phénomène interne au même titre et sous la même réserve que tous les phénomènes analogues. Et qu'on ne nous accuse pas de nous contredire. Nous faisons, il est vrai, profession de mettre en doute la valeur de toute affirmation comme de toute négation touchant la nature des êtres ; mais d'où vient ce doute ? il vient du spectacle des contradictions où tombe la raison quand elle veut pénétrer jusqu'à l'impénétrable région des essences. Dans cette région , notre doute est universel. Nous n'affirmons rien , nous ne nions rien. Nous n'affirmons et nous ne nions pas même qu'on puisse rien nier ni rien affirmer ; mais notre doute s'arrête là. Il respecte les pures impressions, les phéno-

-^ 59 -^ mènes. Et la raisoa en est très-simple ; car du moment qu'on retranche à ces impressions toute portée spéculative , toute valeur dogmatique absolue , les contradictions disparaissent , et avec elles notre doute.

On n^a donc pas le droit de confondre dans un même arrêt cette doctrine et celle de TAcadémie. Les Acadé* miciens nient absolument la possibilité de comprendre les choses; nous ne la nions pas, nous en doutons. Les Académiciens se contredisent grossièrement par cette négation absolue ; notre doute échappe à ce reproche. La négation des Académiciens n^est fondée que sur la contradiction des opinions dogmatiques; nous nous appuyons , nous y tout à la fois des contradictions où Ton tombe en affirmant et de celles qu'on n'évite pas en niant, pour nous réfugier par delà l'affirmation et la négation dans un doute spéculatif universel. Enfin , les Académiciens nient les phénomènes internes comme tout le reste ; nous doutons , nous , de tout le reste ; mais nous affirmons les phénomènes internes.

En vain direz-vous que nous avons ce point commun avec l'Académie que nous excluons comme elle toute affirmation spéculative. Cela est vrai ; mais vous oubliez que nous avons aussi avec l'ensemble des autres écoles ce point commun que nous excluons comme elles la n^ation spéculative de l'Académie. Il n'y a donc pas plus de raison pour nous confondre avec l'Académie qu'avec ses adversaires les plus déclarés. C'est le propre de notre doute en matière de spéculation de se rapprocher à la fois et de s'éloigner de l'affirmation et de la

négation ; de Taflirmation , parce qn^il exclut la néga* tion ; de la négation , parce quMI exclut Taffinnation.

En deux mots , notre doctrine diffère de la doctrine Académique :

V Dans la sphère de la spéculation pure , comme le doute diffère de la négation ;

2° Dans celle des phénomènes internes , comme Faffirmation diffère de la négation ; et il faut bien rajouter y comme une affirmation conséquente avec ellemême et avec le doute spéculatif qui lui sert de limite , diffère d^une négation absolue qui ne peut s^énoncer sans se contredire.

On ne nous reprochera pas , nous Fespérons , de rien attribuer ici à ^nésidème qui ne ressorte de Tinterprétation scrupuleuse des textes, ^nésidème n^est d'ailleurs , en tout ceci , que le disciple intelligent et .fidèle de Pyrrhon. Or , il a été déjà établi que Vènox-n pyrrhonienne est une iitox^h toute spéculative qui se concilie , ou du moins qui prétend sérieusement se concilier avec Taffirmation des phénomènes de conscience (a).

On s'explique ainsi assez simplement une opinion d'^nésidème qui parait au premier abord extravagante , et qui est au fond une conséquence rigoureuse de

(a) Od peat rapprocher des textes déjà cités , ce témoignage net et précis de Sextus : « Nous disons que ie sceptique ne dogmatise pas; mais il ne faut « pas entendre par là qu*il refuse son assentiment à toutes choses , puisque ie « sceptique adhère aux représentations qui se forment en lui involontairement. « Ce qu'il faut entendre , c'est qu'il n'affirme rien touchant ces objets obscurs CI dont on s'occupe dans les sciences ». Hyp. Pyrrh. 1,7. init.

iEnésidème déclare avec tous les sceptiques de son école qu^il n^attribue aux mots dont il se sert aucun sens déterminé. Quand nous employons , disent-ils , tel ou tel terme y nous n'accordons pas qu^il exprime absolument , OewMùç y nos modifications internes ; nous les employons indifféremment, a^iacpopcoç, xaTaxpy^^Tocâ)^ (a). On a d'abord quelque peine à pi'endre ceci au sérieux. Et on demanderait volontiers à JSnésidème y d'où vient donc y que prenant les mots au hasard , il choisit tout juste j entre mille , ceux dont il a besoin pour se faire entendre. Voilà un singulier hasard , et la raison , à sa place, ne choisirait pas mieux. Cette question ne paraitra embarrassante pour iEnésidème que si Ton ne veut pas se placer à son point de vue. Admettez qu'iEnésidème et les Pyrrhoniens aient soutenu que leurs paroles n'avaient pour eux aucun sens, le ridicule seul devra faire justice de cette extravagance ; mais autre chose est le sens relatif et apparent d'un mot, autre chose est sa réalité objective , sa valeur absolue et universelle. Sous le premier point de vue , le langage est du domaine de la pensée spéculative ; ^nésidème l'enveloppe dans son doute spéculatif universel. Sous le second point de vue , c'est un pur phénomène donné par la conscience; ^nésidème l'admet à ce titre. Où est l'inconséquence ?

On se rend compte , à la lumière de cette explication , du véritable sens des formules employés par ^nésidème et son école. Voici les principales :

(a) Laert, IX, p. 256.— Cf. Sext. Byp Pyrrh, 1,18 sqq.

Pas plus ceci que cela , ox) ndllov , oùiiv fiakkov. Peut-être oui , peut-être non , Ta^a xal ov xàfjx. Je m'abstiens , je ne détermine rien , éir ^x^ 9 6>Avi^

Toute raison est contredite par une raison égale et contraire ^Travri X5ya> X^yov I90V ofvrlxecaOac (a).

Les Pyrrhoniens ont soin d'avertir qu'ils ne donnent pas à ces formules un sens absolu. Ils sous-entendent toujours , 6)( i^\ ^alvtxai , et ces mots eux-mêmes , ils ne les emploient qu'à titre de signes apparents et relatifs de leur disposition présente. Aussi quelques sceptiques timorés, craignant sans doute de se compromettre en disant oùiiv fidXlov ^ donnaient-ils à ce principe la forme suspensive de l'interrogation , ti (lâXXov ; Pour quoi ceci plutôt que cela (6)? On peut sourire de ce scrupule ; mais il a aussi quelque chose de respectable. Car il témoigne de ce besoin de rigueur logique que l'esprit humain porte partout avec soi, et qui l'honore au sein même de l'erreur. C'est en vertu de ce même esprit de -subtilité rigoureuse qu'^nésidème définissait le scepticisme « : prhfiTn Tiç Tûv f acvof^évcûv ^ râv èntaffoiiv vcdujxéy(ùv^xa6^fiv nâvranâdt oufxSâXXerai, v.al auj^xpcvofxeva, ttoX- Xi^v dv(»xfé'keiav xa2 rapa^^v îypvra eûp^axerac. Un souvenir par lequel confrontant ensemble et soumettant à la critique les phénomènes et les naumènes de toute espèce, nous ne trouvons partout que désordre et stérilité. »

Ainsi le scepticisme n'est pas une déduction logique*

(a) Scxt. Hyp. Pyr. 1 , 19 , 21 , 22 , 27. — Cf. Laert. IX , 266.

(b) Id.nnd.p. 37, A.

Cest un état de Pâme, une impression, un souvenir, une sorte de souvenir, iiirhim tiç (a).

Jusqu^à présent , nous avcHis vu iËnésidème , disciple habile de Pyrrhon , remettre en lumière Pidée scepti* que, qu^une décadence précoce avait obscurcie, opposer avec force le véritable esprit du scepticisme à la direction négative de TAcadémie, imprimer enfin à Fènoxih pyrrhonienne un caractère particulier de netteté et de rigueur. Cherchons maintenant ce que son entrerprise philosophique eut de propre et d'original.

Pyrrhon avait conçu le premier Fidée-mère du scepticisme, la méthode d'éirox^. Mais cette idée était restée presque stérile entre ses mains. Or à quelle con dîtion pouvait-elle devenir féconde , pénétrer dans les esprits , y faire des conquêtes , forcer les doctrines rivales à compter avec elle, suffire enfin à ce besoin d'activité intellectuelle que le doute même ne détruit pas? A condition de donner à Viiioxin une base large et forte ; à condition de montrer avec étendue et avec éclat les contradictions de la raison spéculative ; à con-* dition d'instituer contre le dogmatisme une polémique vaste, sérieuse, profonde, dont la dialectique fût Finstrument, et le doute universel, le but.

C'est là ce que n'avaient pu faire ni Pyrrhon , ni Timon , et ce que fit ^nésidème. C'est là aussi ce qui le plaça à la tête d'une école nombreuse et florissante

(a) Laert. IX, p. 256, £. Gelaûas lit piQVVO'tç aa lieu de pilfXYi rcç. Plaeetf dit Casaiibon (ad Laert. p. 56,) Gdasii lectio. Mais nous ne ooDoevonspas plus que Ritter pourquoi on altérerait le texte de Diogène • afin de substituer à une expression claire et significative un mot vague et à peu près insignifiant. —Voir Ritter. Hist. de la phU. anc. trad. Tissot. IV , p. 226 , note 1.

qui dura trois siècles et compta Ménodote , j^ippa , Sextus parmi ses adeptes.

Pyrrhon avait réuni j il est vrai , quelques arguments sceptiques dans ses iina xponoi z^ç inoxr^ç. Mais que pouvaitril sortir de ces lieux communs empruntés à Técole des sophistes et classés ou pour mieux dire entassés sans rigueur, sans sévérité , sans critique? L'honneur de systématiser le scepticisme était réservé à .£nésidème. Le premier , il conçut le projet d'opposer à la philosophie dogmatique une philosophie sceptique qui en fût pour ainsi dire la contre-partie , et qui, suivant dans tous ses mouvements la raison spéculative , Tarrétât à chaque pas , lui demandât compte de ses principes , de sa méthode, de ses dogmes fondamentaux , et la convainquit sur chaque point de l'impossibilité radicale de rien affirmer ou de rien nier sans contradiction. Le IIuppGivfov \éyoi est l'ouvrage où iEnésidème réalisa cette vaste entreprise , et dans les débris que le temps en a conservés, un regard attentif ressaisit encore les lignes à demi effacées du plan régulier qu'il avait construit.

iEnésidème avait à combattre deux sortes d'adversaires , les Stoïciens et les Epicuriens d'un côté , et de l'autre l'Académie. Ces trois écoles s'accordaient pour diviser la philosophie en trois parties , la logique , la physique ou physiologie , et la morale. A leurs yeux , la physiologie contenait les principes de la morale et la logique, antécédent nécessaire de la physiologie, était comme la clef de voûte de tout l'édifice (a).

(a) Sext. Adv.Math. 141.

Cet ordre qui en soi est fort rigoureux , iEnésidème rimposa à sa dialectique. Aussi voyons-nous dans Photius que le livre I des Ilvpp(ùvl(ùv loyoi et la première partie du livre II traitaient les problèmes logiques. Les trois derniers livres , VI , VU , VUI , étaient consacrés aux questions morales ; les livres intermédiaires roulaient principalement sur la physique (a).

Cette organisation régulière du scepticisme est parfaitement bien marquée dans les Hypotyposes pyrrhonien^ ne$ de Sextus et dans Fouvrage en cinq livres qu'on a confondu fort mal à propos avec le Upèç fxaSyjfAattxoû^ (b). Il parait que depuis ^nésidème elle présida à la composition de tous les ouvrages de Técole sceptique.

L'ordre suivi par ^nésidème trace le nôtre. Nous allons le suivre tour à tour sur les questions logiques , physiologiques et morales , rassemblant les débris de ses ouvrages avec les témoignages qui les éclairent , et essayant d'en ressaisir et d'en apprécier l'ordre , l'es prit et la valeur philosophique.

(a) Phot. Bibl. 543, 544. Hœsch.

{b) Voir notre diap. vni.

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