‹ Nestorius et EutychèsChapitre 168 sur 279 · Concil., IV, p. 4080, — Liber., XII. — Evagr., II · texte numérisé non relu

Concil., IV, p. 4080, — Liber., XII. — Evagr., II

blement lorsqu'il cherchait à se sauver d’Éphèse. La voûte peinte à fresque représentait la mort de Flavien, qu’on voyait gisant au milieu du concile sous les pieds -de Dioscore et de ses satellites. Cette peinture subsista jusqu’au temps de Sixte-Quint, où la chapelle fut détruite t.

Les évêques ne songeaient qu’à rentrer chez eux; Dioscorele leur défendit. « La session, disait-il, étaitloin d’être terminée, et d’autres affaires les réclamaient »: ils eurent peur et restèrent. Il méditait en effet des exécutions pour lesquelles la complicité de cette lâche assemblée lui était nécessaire ou du moinsutile. La première et la plus désirée était celle de Théodoret, ce vénérable savant, ce courageux adversaire des anathématismes. L'Empereur l'avait exclu particulièrement du concile; il lui avait en outre défendu de sortir de son diocèse : c'étaitun exil, mais ce ne fut pas assez pour ses ennemis. Dioscore fit rendre par le concile une sentence d’excommunication qui ordonnait de brûler ses livres et de le chasser lui-même comme une bête fauve des lieux habités par les hommes : il fut défendu, sous peine d’être excommunié soi-même, de lui parler, de lui prêter un abri, de lui donner du pain, et celui qui avait dépensé noblement sa fortune à rebâtir la ville de Cyr, à nourrir et loger les pauvres, se vit condamné à mourir de faim dans les bois. L'Orient, qui vénérait ce saint homme, en fut indigné, et l’odieuse sentence ne reçut point d'exécution.

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