LIVRE VII
Dioscore les mêmes subterfuges que leurs prédécesseurs. « J’ai déjà déclaré, leur dit-il, que je suis retenu chez moi par la maladie, et, mon état s’aggravant, j'ai différé de me rendre à la sommation. du synode 1. —Vous aviez parlé, non point de maladie, mais seulement de l’absence des magistrats, répondit Cécropius. Allons, agissez comme il est digne d’un évêque : obéissez au concile. »
Pressé pareillement par Rufin, Dioscore s’enquit si Juvénal, Thalassius, Eusèbe, Basile et Eustathe, ses anciens vice-présidents d’'Éphèse, se trouvaient à l’assemblée. « Le concile ne nous a point chargés de - répondre à cette question, reprit assez durement Pergamius?. — Eh bien ! répliqua Dioscore, j'ai prié l’'Empereur d’ordonner que les magistrats qui m'ont déjà : entendu assistent à ce nouvel examen de ma cause, ainsi que les évêques avec lesquels elle m'est commune.— Eusèbe n’accuse que vous seül, répondit Cécropius, et quand on examine une affaire d’après les canons, on n'a besoin de la présence ni des magistrats ni d'aucun laïque. — Ce que j'ai dit est dit, » répliqua Dioscore, et les envoyés se retirèrent. Lorsqu'ils eurent fait leur rapport à l'assemblée, Eusèbe déclara qu’il ne prétendait accuser que le seul Dioscore ; alors le con-
4. Quoniam amplius mihi ægritudo invaluit, hujus gratia feci dilationem, Concil., IV, p. 389. — Jam ante pietati vestræ significavi, me morbo laborare. Evagr., II, 18.
2. De hac interrogatione a tua revcrentia facta, responsum nunc facere non præcepit nobis sancta universalis Synodus. Goncil., IV, p. 392.