Cyril., in Nest., I, 5. — Mercat., Il, p
2. Eusebius Dorylæi episcopus, qui jam pridem, dum rhetor esset, impietatem Nestorii primus coarguerat. Evagr., I, 9. — Eusebius qui primus Nestorii vesaniam deprehendit atque redarguit, artis rhetoricæ peritus erat. Niceph., XIV, 41.
à la connaissance des évêques, prêtres, diacres et laïques qui se trouvent dans cette ville, et de leur en donner copie pour la confusion de l'hérétique Nestorius, lequel est dans les sentiments d’un autre hérétique, Paul de Samosate, anathématisé il y a cent soixante ans. » Cet avertissement était suivi d’un parallèle des deux doctrines se composant d'extraits des discours du premier et des livres du second. Le placard se terminait ainsi : « Anathème à qui sépare le fils de Dieu du fils de Marie! ‘» Il causa une grande rumeur dans la ville; on se le passa de main en main, eton sut bientôt qu’il était l'œuvre de l'avocat Eusèbe, l’interrupteur de l'archevêque à Sainte-Sophie?. Ce n’étaitrien moins que la mise en accusation formelle de Nestorius. Au fond, si l’attaque était justifiée au point de vue de la croyance commune, l'assimilation à Paul de Samosate n’était ni sincère ni vraie, et les gens de bonne foi, même les plus opposés à Nestorius, le jugèrent ainsi.
« J'ai beaucoup lu les discours de Nestorius, écrivait à ce sujet l'historien contemporain Socrate, et je ne suis animé envers lui d'aucun sentiment de haine ou de simple inimitié; mais je n’admettrai jamais qu'on le compare à Paul de Samosate ou à Photin, qui prétendaient que le Christ n’était qu’un pur homme. Le seul mot de mère de Dieu effraye le premier comme un fantôme
1. Si quis ergo dicere ausus fuerit, alium esse Filium unigenitum, ante omnia sæcula ex Deo et Patre natum ; et alium qui genitus est ex virgine Maria, et non unum eumdemque dominum Jesum Christum, anathema sit. Concil., III, p. 340. |