‹ Nestorius et EutychèsChapitre 213 sur 279 · LIVRE VIl · texte numérisé non relu

LIVRE VIl

qui siégeaient en tête des évêques, prononça ces paroles : « Le concile de Nicée ayant fait un symbole confirmé par les Pères de Constantinople et adopté par le premier concile d'Éphèse, et le très-saint pape Léon ayant suffisamment éclairci, dans sa lettre à Flavien, ce qui regarde les hérésies de Nestorius et d’Eutychès, le présent concile embrasse cette foi et ne veut rien y ajouter, rien en retrancher!. » A cette déclaration de Paschasinus, faite en latin, puis expliquée en grec, le concile s'écria : « Nous croyons tous ainsi; c’est ainsi que nous avons été baptisés et que nous baptisons, que nous avons cru et que nous croyons”. » Devant cette manifestation de la majorité, qui témoignait de sa persistance à ne faire aucune nouvelle définition, les magistrats n’osèrent aller plus loin, ils tournèrent la difficulté de manière à se rallier plus tard les légats, en leur faisant pour le moment la concession qu'ils désiraient. « Cela est bon, dirent-ils, mais il est essentiel de savoir d’abord si la lettre du révérendissime arche- . vêque Léon s'accorde avec l'exposition des trois cent dix-huit Pères de Nicée et celle des cent cinquante de Constantinople : que chacun des évêques énonce làdessus son opinion en présence des saints Évan-

giles. » oi Le livre des Évangiles était placé sur un autel por-

4. Similiter vero et sancta synodus hanc fidem tenet, hanc sequitur : nihil amplius nec addere potest, nec minuere. Concil., IV, p. 471.

2. Omnes sic credimus, sic baptizati sumus, sic baptizamus, Sic credidimus, sic credimus. Concil., t. 1V4 p. 471,

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tatif au milieu de la nef. L’archevêque de Constantinople, Anatolius, opina le premier. « Il ya, dit-il, entière conformité de doctrines : c'est pourquoi j'ai consenti à la lettre, et je l’ai volontiers souscrite‘, — La foi du pape Léon, ajouta Paschasinus au nom des légats, est celle des Pères: sa lettre, qui a renouvelé cette foi à cause de l’hérésie d’Eutychès, a été reçue comme émanant du même esprit?. » L’archevêque d’Antioche, l’exarque d’Éphèse et les Orientaux en masse opinèrent de la même façon. Les évêques d’Épire, de Macédoine, de Thessalie et de Grèce firent leur déclaration par écrit, qui fut dictée au nom de tous par l’évêque de Philippes. Ils y disaient « qu'ayant conçu des doutes sur certains points de la lettre du pape, ils en avaient demandé l’éclaircissement aux légats, et que ceux-ci, dans une conférence chez l'archevêque de Constantinople, avaient anathématisé quiconque sépare la divinité de la chair du Sauveur, tirée de la vierge Marie sa mère, et ne lui attribue pas-tout ce qui est le propre de l’homme et du Dieu, sans confusion, ni changement, ni division *. »

4. Epistola sanctissimi et Deo amicissimi archiepiscopi Leonis consonat symbolo.. Quapropter consensi, et eidem epistolæ libenter subscripsi. Concil., IV, p. 471.

2. Ideoque etiam beatissimi papæ Leonis epistola, quæ illam fidem exposuisse, causa erroris Eutychis, est visa, uno sensu, unoquoque spiritu videtur illi fidei esse conjuncta. Concil., IV, p. 471.

3. Omnem enim hominem anathematizabant separantem a divinitate carnem Domini et Dei et salvatoris nostri Jesu Christi, quam sibi adunavit de sancta virgine Maria genitrice Dei, et non dicentem, quæ Deum decent, et quæ homini convenient, ipsius esse inconfuse et indivise et sine conversione. Concil., IV, p. 491.

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