Concil., IV, p
2. Justum igitur decrevimus, 709 ad concilium abire. Concil., IV p. 536.
s'attendant à des débats animés vu la turbulence bien connue des pétitionnaires, avaient convoqué plusieurs chefs des monastères de Constantinople, dont la catholicité ne laissait aucun doute. Ils désiraient, avant l’appel de cette grave affaire, éclairer le concile sur l’identité et les antécédents des moines et abbés qui bientôt allaient comparaître à son mandemént. Les principaux archimandritesI{et plusieurs clercs d’un’ rang élevé s'étaient rendus à l'invitation des magistrats, et on leur fit prendre place du côté des évêques, attendu leur dignité de prêtres. On lut d’abord devant eux, hors de la présence des requérants, la liste des signataires de la pétition, qui se qualifiaient abbés ou prêtres, et à chaque nom les magistrats les interrogeaient sur la qualité et les antécédents de la personne désignée.
Il résulta de cet examen qu’à part Carosius, Dorothée et Maxime, le prétendu maître d’Eutychès, tous trois archimandrites de monastères bien connus, les autres usurpaient ce titre, et n’étaient pour la plupart que de simples gardiens d’églises ou de chapelles de martyrs, menant les uns la vie solitaire, les autres la vie cénobitique, avec quelques individus composant tout leur monastère. Faustus, archimandrite très-considéré dans la ville impériale, était interrogé de préférence par les magistrats, et fournit la plupart des indications. Quelques détails feront voir la manière dont se fit cette curieuse enquête. |
- Au nom d’Elpidius, qui se qualifiait abbé, « celui-là, dit Faustus, n’est point abbé; il est commis à la garde