‹ Nestorius et EutychèsChapitre 221 sur 279 · LIVRE VIIL · texte numérisé non relu

LIVRE VIIL

l’évêque et à former un schisme, qui éclata effectivement plus tard. | __ Avant d’en arriver à cette extrémité, les moines constantinopolitains voulurent faire une’ tentative auprès de Marcien. Ils lui représentèrent, dans une requête, qu’en dépit de leur obéissance aux canons du concile de Nicée on cherchait à leur imposer la souscription de documents étrangers d'une orthodoxie pour le moins suspecte, et cela sous peine de se voir expulsés des couvenis et autres Églises, leurs résidences. Aussi demandaient-ils à l'Empereur protection contre la violence et reconnaissance de leur droit d'opposition, proposant de venir discuter en sa présente, au palais même, le différend soulevé, et de s’en remettre entièrement à sa justice‘. Marcien Jeur fit répondre qu’il avait convoqué un concile précisément dans la pensée de lui soumettre ces diverses questions religieuses; si donc les requérants avaient de justes griefs à faire valoir, c'était à l’assemblée de Chakcédoine et non pas à lui qu’ils devaient s’adresser ?.

Renvoyés ainsi au concile, Carosius et les autres signataires de la requête — on en comptait dix-huit — s'étaient pourvus devant l’assemblée, et celle-ci, pour les entendre, avait fixé cette même séance du 417 octobre où les Égyptiens avaient refusé de signer la lettre de Léon.

Cependant les magistrats qui présidaient la séance,

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