‹ Nestorius et EutychèsChapitre 256 sur 279 · Concil,, IV, p · texte numérisé non relu

Concil,, IV, p

2. Theodosim.... cum Alexandriam venisset, adortum esse Dioscorum, et tamquam seditiosum multis concisum verberibus, et camelo

impositum per universam urbem instar maleñci traductum fuisse, Evagr., II, 5.

impatient de regagner Jérusalem, où il espérait bien se mettre en scène d’une façon brillante. Ses compagnons, les moines palestins, partirent avec lui. Tout le long du chemin, il répandait les nouvelles les plus alarmantes pour la foi orthodoxe. « La foi est perdue, disait-il, et nous fuyons avec horreur un concile qui ordonne de reconnaître deux fils de Dieu, deux Christs, deux hypostases du Verbe qu’on serait tenu d’adorer'. » Il propageait aussi une traduction grecque de la lettre du pape Léon à Flavien où les expressions relatives aux deux natures avaient été altérées dans un sens nestorien, fausse traduction que le pape désavoua plus tard, mais avec laquelle on lui faisait la guerre en Palestine et en Égypte.

L’émotion était grande dans tous les lieux où cette troupe passait. A Jérusalem, Théodosius, s’emparant de l'église de la Résurrection, y tint des prêches où il attaquait violemment le concile et dénoncçait l’évêque Juvénal, resté à Chalcédoine, comme un hérétique et un aposlat. « Comment, disait-il, Juvénal, assesseur de Dioscore à Éphèse, avait-il pu trahir son métropolitain à Chalcédoine? Il fallait lui demander compte d'un pareil acte dès son retour, et, s’il ne se rétractait pas solennellement, le chasser de son siége. »

Non content d’attaquer de la sorte et son évêque et le concile, Théodosius accusait encore l'Empereur et

1. Asseruit enim Theodosius, quod ipsa sancta synodus duos filios, et duos Christos, ct duas personas adorari docuerit, quodque contra symbolum sanctorum patrum fidem interpretafa sit. Concil., IV, p. 852.

Page 1