Theodosii et Eudociæ satellites. Niceph., XV
3. Monachorum omnium ordo et universa civitatis multitudo. Niceph., XV, 9.
cette garnison indisciplinée avec laquelle il leur avait fallu traiter. Les gens de guerre reçurent des logis dans les couvents, et les cloîtres furent tranformés en écuries pour les chevaux : les moines eurent beau murmurer et se plaindre, le gouverneur les laissa crier, trouvant qu'il avait déjà beaucoup fait en épargnant leur vie. Ils furent réduits à réclamer auprès de l'impératrice Pulchérie, qu’ils regardaient comme l’auteur principal de leur défaite. Juvénal, profitant de ce changement de face dans les affaires, s'était sauvé de la ville : il gagna en toute hâte Constantinople et s’empressa de mettre Pulchérie et Marcien au courant de ce qui s'était passé et de ce qui se passait encore, car l'usurpateur de son siége l’occupait toujours en vertu de la convention. Il$y maintint même pendant vingt mois. |
Marcien reçut donc presque à la fois le rapport verbal de l’évêque Juvénal, le rapport écrit de Dorothéus et la requête que les moines palestins adressaient à Pulchérie. Cette requête était conçue en termes hautains, presque insolents, et convenait moins à des suppliants qu'à des séditieux opiniâtres. Ilss’y plaignaient amèrement des mauvais traitements qu’il leur fallait subir. Le gouverneur, disaient-ils, transformait leurs monastères en cantonnements pour ses soldats, sans crainte de troubler la paix de leurs oratoires: il osait même changer leurs saints cloîtres en écuries pour les chevaux. Ils s’y disculpaient de toute responsabilité dans les désordres dont la cité avait souffert, les aitribuant aux habitants eux-mêmes et à quelques étrangers