AVIS DES ÉDITEURS. III
le patriciat romain, le clergé de la Ville éternelle, tout ce peuple élégant de la Rome du 1v° siècle, peuple étrange, intermédiaire entre le paganisme et le christianisme, l’antiquité et le moyen âge, entre le vieux monde qui se meurt et le monde nouveau qui va naître.
Là nous voyons Jean Chrysostome, l'évêque politique, le tribun un instant souverain de Constantinople, qui, se faisant de la multitude une milice ardente et dévouée, armant au nom de Jésus-Christ le pauvre contre le riche, alluma presque lui-même l'incendie dévastateur de la cité impériale et remplit l'Orient tout entier de scandales, d’émeutes, de tumulte.
Enfin c’est Nestorius, c'est Eutychès qui, ébranlant le christianisme dans son fondement principal, l'Incarnation, agitèrent le monde romain plus encore qu'Alaric ou bien qu'’Attila : Alaricet Attila ne menaçaient que la terre, Nestorius et Eutychès portaient leurs menaces jusqu’au ciel même. Ardente querelle où chacun voulut prendre sa part, empereur et peuple, nobles et plébéiens, laïques et clercs : les dogmes essentiels de notre foi chrétienne devaient sortir de ces formidables disputes.
Tel est, résumé en quelques mots, le vaste en-