‹ Nestorius et EutychèsChapitre 32 sur 279 · Cyril., Ep. 7. — Concil., IV, p · texte numérisé non relu

Cyril., Ep. 7. — Concil., IV, p

attribuer à la divinité les propriétés de la chair, comme d’être né, d’avoir souffert, d’être mort, sans tomber dans les erreurs des païens ou dans celle d’Arius, qui faisait du fils de Dieu une créature inférieure à son père. » Il ne voyait dans l'union de Dieu et de l’homme en la personne du fils de Marie qu’une union de volonté et de dignité, union purement morale, non réelle: aussi Pindiquait-il par un mot qui signifie connexion plutôt qu’union. La conséquence était qu’au lieu d'appeler Marie mère de Dieu ou mère de l’homme, il valait mieux l'appeler mère du Christ, christotocos, puisque le Christ renfermait en lui-même les deux natures du Dieu et de l’homme. Ces arguments, devenus le thème des nestoriens, étaient spécieux, et Cyrille ne manqua pas d’y répondre. Il le fit par une lettre très-développée, - restée fameuse dans l’antiquité sous la désignation de deuvième Lettre à Nestorius ou de Tome, attendu qu’elle formait un traité complet sur le mystère de l’Incarnation ; elle fut publiée au commencement du mois de février 430%. On la considère comme le chef-d'œuvre de Cyrille, dont elle reproduit les qualités et les défauts. Le style en est sec, sans ornements ni élé-

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