Concil., V, p
3. Testimonia velerum patrum contra Nestorium. Concil., II, p. 908. — Mercator., 11, p. 95. — Liber., V, p. 19. — Socr., VII, 34.
Nestorius, dans ses conversations familières, se plaisait à soutenir des thèses qui surprenaient ses adversaires, tantôt conciliant, tantôt entier dans ses opinions, comme pour montrer sa faconde et préluder aux graves discussions par des jeux d'esprit’. On remarqua que Cyrille passait rarement près de lui et ne l’abordait point. « Il me fuit, disait Nestorius avec sa présomption ordinaire; il a peur que je ne le convertisse. » Les mots piquants, les propos hasardés, rapportés d’un camp à l’autre, nourrissaient la discorde et venaient retomber sur leurs auteurs : c’est ce qu'il advint à Nestorius dans deux occasions mémorables.
Il avait recu la visite de deux hommes, ses intimes amis autrefois, et qui, bien qu’opposés de doctrines, n’avaient point perdu pour lui toute affection : c’étaient Acacius de Mélytène et Théodote d’Ancyre. Acacius croyait l'avoir ramené à des sentiments plus orthodoxes, et revenait le cœur plein de joie compléter la conversion, quand Nestorius lui tint un langage des plus étranges. Comme l'évêque de Mélytène, énumérant les preuves tirées des Écritures, affirmait que le fils de Dieu était réellement né d'une femme pour racheter l’homme de la mort:— « Confessez du moins, dit en l'intcrrompant Nestorius, que, si le Verbe, seconde hypostase de la Trinité, s’est incarné, le Saint- Esprit a dû s’incarner également, et Dieu le père luimême, puisque la Trinité est triple et une dans sa substance. »
1, Concil., HI, p. 561, 572, 1039 et pass.