LIVRE III
il était; maïs elle examina le symbole, qui fut reconnu appartenir à Théodore de Mopsueste, au moins en ce qui concernait le mystère de l'Incarnation; le reste était une reproduction de celui de Nicée. Or plus d'un évêque dans l’extrême Orient avait adopté cette addition sur le Verbe fait chair. Examiné par des yeux peu bienveillants, critiqué, dépecé, le symbole tel qu'ilétait fut déclaré hérétique et condamné; cependant le nom de Théodore ne fut point mentionné dans la condamnation‘. Le concile à ce sujet rendit un canon resté fameux, par lequel il interdisait de « composer, faire signer, répandre aucun symbole de foi autre que celui de Nicée, et de rien ajouter ni retrancher à ce dernier », sous peine de déposition pour les ecclésiastiques et d’anathème pour les laïques *. Le symbole des Apôtres, ainsi que le symbole du concile de Constantinople, qui avait ajouté quelques articles à celui du concile de Nicée, n'étaient pas exceptés dans ce décret.
La condamnation du symbole de Théodore était un coup dirigé contre les Orientaux, qui professaient un véritable culte pour ce docteur de leur Église ; mais une attaque plus directe partie des mêmes mains