Ibid., col
lui aussi à le soupçonner d’avoir retardé l'union jusqu'après la naissance de Jésus.
« Si quis eum putat in litteris suis unum Christum dicere et unam Christi praedicare personam, non temere credat. Aut enim istud fallendi arte machinatus est, ut per bona facilius suaderet et mala.... Aut ergo, ut diximus, fraudulentiae causa quibusdam in locis scriptorum suorum unum Christum et unam Chrisli personam credere se jactitat, aut certe post parlum jam Virginis ita in unum Christum duas perhibet convenisse personas, ut tamen conceptus seu partus virginei tempore, et aliquanto postea duos Christos fuisse contendat ; ul cum scilicet Christus homo communis primum et solilarius natus sil, el necdum Dei Verbo personae unilate socialus, postea in eum adsumentis Verbi persona descenderil ; el licel nunc in Dei gloria maneat adsumptus, aliquandiu tamen nihil inter illum et caeleros homines interfuisse videatur !.»
1] semble que Marius Mercator, qui était à Constantinople au moment où Nestorius débitait ses homélies sur le {héolocos, et qui a traduit en latin la plupart des fragments qui nous sont parvenus de l’hérésiarque, aurait dû faire connaître à l'Occident le vrai Nestorius. Mais cet auteur n'était pas un Cyrille. Esprit borné, aveuglé par un zèle farouche contre l’hérésie, il a tracé du condamné d’Ephèse une vraie caricature. Il l’accuse à un endroit de nier, à l'exemple des Manichéens, la réalité de l'humanité du Christ?. Ailleurs, il lui prête une erreur tout opposée : Nestorius n'aurait pas admis la génération éternelle du Verbe. Il n’y aurait à mériter le nom de fils que celui qui est né de Maries. Le Christ nestorien serait un monstre qui n’appartiendrait ni à la nature divine ni à la nature humaine #.