‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 115 sur 197 · Commonitorium, 1, 12, P. L.,t. L, col · texte numérisé non relu

Commonitorium, 1, 12, P. L.,t. L, col

2. Videtisne hunc seu voluntate nequissima, seu stulta ignoranlia in Manichaei sententiam etiam esse prolapsum, qui Deum non vult verum hominem, sed phantasticum, id est, putativum Christum Dei Filium credere ὃ Nestorü blasphem. capitula, xu. P. L., t. XLVII, col. 912 B.

3. Nestorius dicit argute quidem, quia non expresse, ab aeternitate Filium non esse, sed Verbum tantum.. Filium vero illum esse et dici debere asserit qui

ex Maria sit natus. p. L., ibid., col. 773 A. he, τὸς, 451d., col. πή À

Age 2.

Malgré l'affirmation formelle du 1x° contre-anathème, qu'il

connaissait bien, Mercator paraît avoir attribué ἃ Nestorius l'erreur relative au moment de l'union des deux natures. Il

trouve en effet tout à fait exacte cette description du nestorianisme donnée par Jean, évêque de Tomi :

« Nestorius adserebat sanctam virginem Mariam theodochon, non theotocon, hoc est susceptricem Dei esse, non genitricem. Non enim unum atque eumdem Deum et hominem Christum Dei Filium credit, sed alterum ex Deo Patre adserit natum, alterum ex matre virgine separat procreatum. Indignum namque existimat confiteri quod ipse Dei Filius in utero beatae Virginis conceptus et incarnatus sit, sed hominem lantummodo formatum in ulero, et postmodum Deo conjunclum Chrislum esse pronuntial. »

Les Occidentaux, on le voit, ne furent pas les seuls à croire que Nestorius avait enseigné que l'union des deux natures fût postérieure à la conception. Quelques Orientaux étaient aussi dans cette persuasion. Parmi ces derniers il faut nommer, à côté de Jean de Tomi, Sévère d’Antioche et quelques autres docteurs monophysites ?.

1. Cette citation de Jean, évèque de Tomi, faisait défaut dans les œuvres de Marius Mercator éditées par Baluze en 1684. Dom Morin l’a retrouvée dans un manuscrit de la Bodléienne et l'a publiée dans The Journal of Theological Sludies, 1906, p. 74-77.

2. Sévère d'Antioche ne parle pas directement de Nestorius mais de ses partisans, Il écrit: « Pour moi, je trouve que les partisans de Nestorius racontent cette fable des deux natures après l'union, d’après la conception qu'ils se font de cetle union. Car sile Verbe, quiétait avant les siècles, existait dans sa uature et son hypostase, et si d'autre part l'enfant né de Marie a d’abord existé et été créé séparément, et n’a que plus tard adhéré au Verbe; s'il a été uni à lui par complaisance et bienveillance, et s'il a participé à l'appellation de fils et à la dignité, il est incontestable qu'avant cette union fictive et mensongère, il y avait deux natures et hypostases : l'enfant né de Marie et le Verbe de Dieu. » Lesox, op. cit., p. 396. D'après la lettre apocryphe de Philoxène de Mabboug à Abou Niphir, Nestorius ne voit en Jésus-Christ qu'un homme comme Adam. Dieu le Verbe a habité de temps en temps en lui comme dans un prophète. Revue de l'Orient chrétien, t. VII (1903), p. 625. Nous avons déjà fait remarquer plus haut» P. 145 sq., que le système nestorien de l’union morale des personnes suggère naturellement que cette union n’a pu exister que postérieurement à la conception, à un moment où le fils de Marie pouvait s'unir au Verbe par l'usage de ses facultés spirituelles. On sait que d’après Diodore de Tarse, le premier père du système, le fils de Marie n’avait été uni au Verbe qu’à sa naissance.

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