Ibid., p
« ben at TE ἢ
tum, improbam in eum poenam irruisse significavit !. »
En quoi consiste cette dette, cette malédiction, cette condamnation, ce péché? Nous l'avons déjà dit plus haut ?; la dette de la nature humaine est double. En premier lieu l'humanité doit à Dieu une vie sainte?. C’est parce qu'il ne trouve pas chez l'homme déchu cette conduite irréprochable, cette ressemblance de lui-même consistant dans la conformité à sa volonté, que Dieu regarde notre nature comme débitrice et coupable. En second lieu, elle doit payer à la justice divine les peines négatives et les châtiments mérités tant par la faute d'Adam que par les péchés de chaque individu :
« Nobis debitum maledictum in se suscepit, nobis, inquit, peccatoribus crucis poena debebatur, nos manebat judiciaria condemnatio, nobis omnis poenae genus debitum erat, nos omnis excessus supplicii exspectabat; sed venit ipse, et eam quae nobis poena debebatur innoxia carne suscepit, ut peccatum ipsum, tanquam injuste irruens, condemnaret #. »
Parmi les châtiments du péché d’origine, Nestorius signale d’abord la double mort de l’âme et du corps :
Celui qui est entré en lice avec le père de la mort a délivré l'humanité de l’une et de l’autre mort. Nous étions en effet atteints d’une double mort : l’une s’attachait à notre corps mortel; l’autre découlait de la perte de la science; l'ignorance des choses divines en effet trouve son symbole dans l’insensibilité du cadavre. De ces deux morts le diable était l'artisan; mais le Christ l’a terrassé et a relevé notre nature de cette double mortalité; par ses enseignements vivifiants, il a redressé notre âme, et par le don de la résurrection, il a rétabli notre corps mortel ὅ
1. Ibid., p. 310. Ce péché de notre nature dont parle Nestorius désigne certainement, sinon exclusivement, la faute originelle en tant qu’elle a eu sa répercussion sur toute l'humanité. Un peu plus haut, p. 307, il parle de la malédiction qui nous était due.